{"id":884,"date":"2012-02-07T13:03:12","date_gmt":"2012-02-07T11:03:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.masog.net\/?p=884"},"modified":"2012-02-07T13:03:12","modified_gmt":"2012-02-07T11:03:12","slug":"masog-ze-rock-nroll-dossier-part-5-where-do-we-go-from-here","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/2012\/02\/07\/masog-ze-rock-nroll-dossier-part-5-where-do-we-go-from-here\/","title":{"rendered":"MASOG ZE ROCK N&rsquo;ROLL DOSSIER PART 5: WHERE DO WE GO FROM HERE ?"},"content":{"rendered":"<p>Fin du voyage dans le temps. L&rsquo;\u00e9poque des concerts et des \u00e9changes de cd entre potes,sans \u00eatre ferm\u00e9e s&rsquo;\u00e9loigne inexorablement. Aujourd&rsquo;hui appartient \u00e0 l&rsquo;amour et \u00e0 la famille. L&rsquo;heure est \u00e0 l&rsquo;apaisement et au retour sur les oublis. L&rsquo;heure \u00e9galement de la revanche du rock fran\u00e7ais.\u00a0 Eternellement partag\u00e9 entre l&rsquo;atavique tentation de faire de la chanson de po\u00e8te et la passion coupable pour les\u00a0 crasseux <strong>Rolling Stones<\/strong>, Le rock fran\u00e7ais a toujours pein\u00e9 \u00e0 trouver un vrai moteur(<strong>Johnny<\/strong>? <strong>T\u00e9l\u00e9phone<\/strong>?). Aujourd&rsquo;hui, empli d&rsquo;arrangements nostalgiques, bien pens\u00e9s, m\u00e9lodieux et parfois puis\u00e9 dans le folk local, ce rock est bien l\u00e0, ouvrant ses p\u00e9tales et offrants ses corolles aux rayons irradi\u00e9s de nos cieux mourants.<br \/>\nDerni\u00e8re s\u00e9lection, mais pas d\u00e9finitive&#8230;<br \/>\n<strong>PEN OF CHAOS ET LE NAHEULBAND: A POIL DANS LA FOR\u00caT<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/wp-content\/uploads\/naheulbeuk_a_poil_dans_la_foret1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-906\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/wp-content\/uploads\/naheulbeuk_a_poil_dans_la_foret1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"299\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nAu d\u00e9but \u00e9tait le Mp3. De vastes blagues de potaches entre potes gratouillant des guitares, et soufflant dans des fl\u00fbtiaux. Les potes devinrent une bande, tous autodidactes dans la musique, tous pleins d&rsquo;\u00e9nergie et bourr\u00e9s de talent. Si en plus leurs copines chantent comme des princesses de Pub (l&rsquo;endroit o\u00f9 l&rsquo;on boit, pas la prise de t\u00eate\u00a0TV qui essaie de nous convaincre de ne pas le faire), alors pourquoi se priver de faire un disque? Surtout quand toute une clique d&rsquo;\u00e9tudiants et d&rsquo;internautes se partagent d\u00e9j\u00e0 les blagues entre eux comme les derniers sermons d&rsquo;un proph\u00e8te enfin marrant. Puis l&rsquo;aventure continue jusqu&rsquo; \u00ab\u00a0A POIL DANS LA FOR\u00caT\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s une intro\u00a0ambiance taverne, <em><span style=\"color: #800080\">M\u00eame pas mage <\/span><\/em>nous fait comprendre le chemin parcouru. C&rsquo;est un vrai album que voil\u00e0, Compo, textes, instruments divers et vari\u00e9s servant la musique. Rien n&rsquo;est laiss\u00e9 au hasard. Nous voil\u00e0 plong\u00e9 avec bonheur\u00a0dans un monde\u00a0<em>Donjons et Dragons<\/em>.\u00a0<strong>John Lang <\/strong>et ses acolytes deviennent subitement les ambassadeurs d&rsquo;une culture R\u00f4liste\u00a0pour la plus grande joie des petits et des grands. Il savent de plus s&rsquo;affranchir des canevas convenus des chansons actuelles pour retrouver la structure de nos comptines d&rsquo;enfances comme dans <em><span style=\"color: #800080\">Un boulet dans le groupe, <\/span><\/em><span style=\"color: #800080\"><span style=\"color: #000000\">ou\u00a0 <em><span style=\"color: #800080\">La bi\u00e8re du donjon <\/span><\/em>qui lui emprunte aux ritournelles folk fa\u00e7on <strong>Tri Yann<\/strong>. Mais les chefs d&rsquo;oeuvres de\u00a0 dr\u00f4leries et de m\u00e9lodies sont sans conteste<em><span style=\"color: #800080\"> Les elfes de\u00a0Green <\/span><\/em><span style=\"color: #800080\">elven <\/span>(clin d&rsquo;oeil \u00e0 un studio d&rsquo;illustrateurs), <em><span style=\"color: #800080\">La complainte de la serveuse<\/span><\/em>, et <em><span style=\"color: #800080\">Les souliers de\u00a0lady Fae <\/span><\/em>dont la richesse instrumentale est bluffante. Le groupe n&rsquo;oublie pas de faire un d\u00e9tour hilarant par le heavy metal \u00e9pique fa\u00e7on<strong>Blind Guardian <\/strong>(<em><span style=\"color: #800080\">La <\/span><span style=\"color: #800080\">bataille de\u00a0Zoug-Amag-Zlong<\/span><\/em><em>)<\/em><strong>\u00a0<\/strong>, tous aussi amateurs de <strong>Tolkien <\/strong>qu&rsquo;ils sont. Et oui, Tout \u00e7a, c&rsquo;est le m\u00eame univers les gars. \u00a0Si vous n&rsquo;\u00eates pas convaincu pas l&rsquo;\u00e9tonnante \u00e9tendue de leurs talents, ces vauriens nous offrent entre deux pubs toujours aussi fendardes, un petit orchestral irlandais\u00a0\u00e0 la fl\u00fbte (<em><span style=\"color: #800080\">Session \u00e0 carnadoe<\/span><\/em>). Enfin l&rsquo;album ne serait pas complet sans les aventures du nain <em><span style=\"color: #800080\">Gurdill <\/span><\/em>en live s&rsquo;il vous pla\u00eet. Voil\u00e0 comment une blague devient un vrai culte et sans doute un des plus beau espoir musical de demain. <\/span><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #800080\"><span style=\"color: #000000\">Par d\u00e9faut: <strong>Machins de taverne <\/strong>par <strong>Pen of Chaos et leNaheulband<\/strong><\/span><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #800080\"><span style=\"color: #000000\"><strong>\u00a0<\/strong><\/span><\/span><br \/>\n<strong>LA GRAND SOPHIE: ET SI C&rsquo;ETAIT MOI&#8230;<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/51m8ZqULRjL__SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-898\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/51m8ZqULRjL__SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nConnaissez vous la Kitchen music ? Une musique faite maison, au parfum artisanal. Savant m\u00e9lange entre classicisme et modernit\u00e9. Classicisme parce que les racines \u00e9videntes remontent aux ann\u00e9es 50-60 m\u00e9lang\u00e9es aux tendances acutelles englobant loops, samples et technologies. On peut donc trouver du m\u00e9llotron ou ce genre de chose sur un disque tr\u00e8s agr\u00e9able, a\u00e9rien m\u00eame si parfois un parfum de mercurochrome vient nous rappeler les bobos \u00e0 l&rsquo;\u00e2me de la chanteuse. Auteure interpr\u00e8te, Sophie jette sur le monde un regard attendri, o\u00f9 le f\u00e9minisme ne se t\u00e2che pas de misandrie. Premi\u00e8re m\u00e9lodie avec <span style=\"color: #800080\"><em>Ringo Starr <\/em><\/span>chanson faisant allusion au c\u00e9l\u00e8bre batteur comme un clin d&rsquo;oeil, comme un simple aveu \u00a0\u00bb Moi aussi je fais partie de la famille\u00a0\u00bb On est tous des enfants de <strong>Beatles<\/strong>. Les deux gros singles de Sophie s&rsquo;encha\u00eenent alors <em><span style=\"color: #800080\">Du courage <\/span><\/em>et<em><span style=\"color: #800080\"> On savait<\/span><\/em>, magnifiques, enl\u00e9v\u00e9s. Un rock adulte, tendre et souriant. Sur le second, notre girafe pr\u00e9fer\u00e9e parle d&rsquo;enfance, de jeux, de rire et nous emm\u00e8ne au gr\u00e9 d&rsquo;un final George Matrinesque.<em><span style=\"color: #800080\"> Le passage oblig\u00e9 <\/span><\/em>entre sans transition dans l&rsquo;\u00e2ge adulte sur une rythmique \u00e9l\u00e9ctronique, L&rsquo;h\u00e9ro\u00efne se cherche et lance \u00ab\u00a0<em>Je ne suis plus une petite fille<\/em>\u00ab\u00a0. <em><span style=\"color: #800080\">La premi\u00e8re ride <\/span><\/em>continue sur lesujet etpose la question: Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on est \u00e0 trente ans? On n&rsquo;est plus jeune, On n&rsquo;est pas vieux&#8230; <em><span style=\"color: #800080\">M\u00eame pas<\/span><\/em>, explore le malaise de la d\u00e9pression. Toujours des personnages, mais toujours une narration au\u00a0\u00bbje\u00a0\u00bb. Sophie parle d&rsquo;elle, de nous \u00e0 tous. Un vrai disque \u00ab\u00a0disque Hall de gare \u00e0 ciel ouvert\u00a0\u00bb\u00a0 <em><span style=\"color: #800080\">Parigot<\/span><\/em>offre une petite apart\u00e9 avec ce personnage rigolard. Peut-\u00eatre est lui qui est dans le vrai. <em><span style=\"color: #800080\">Au d\u00e9but <\/span><\/em>est une sublime chanson d&rsquo;amour simple chant\u00e9e avec le coeur \u00a0\u00bb <em><span style=\"color: #000000\">Nous recommencerons au d\u00e9but, comme si c&rsquo;\u00e9tait la fin, comme ces deux <\/span>inconnus qui se tiennent la main. La mienne est l\u00e0 pour toi&#8230;\u00a0\u00bb <\/em>amer et pourtant optimiste aux saveurs sucr\u00e9es-sal\u00e9es \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;album. Enfin une longue pi\u00e8ce new-waveuse \u00e0 la fois dancefloor et chanson, <em><span style=\"color: #800080\">Rien que\u00a0 <\/span><span style=\"color: #800080\">nous au monde <\/span><\/em>cl\u00f4t le spectacle et fait d\u00e9couvrir l&rsquo;\u00e9tendue du savoir-faire deSophie, Le disque \u00eecone d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration de nouveaux auteurs. La femme au pouvoir en quelque sorte.\u00a0<br \/>\npar d\u00e9faut: <strong>La Grande Sophie: La suite&#8230;<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>DIONYSOS: WESTERN SOUS LA NEIGE<\/strong><br \/>\n<a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/41TYWSEV83L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-905\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/41TYWSEV83L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong>Dans l&rsquo;ombre \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de <strong>NOIR DESIR <\/strong>qui focalisait tous les espoirs dela sc\u00e8ne rock frenchie, <strong>Dionysos <\/strong>gagnait \u00e0 chaque albums, maturit\u00e9, notori\u00e9t\u00e9 et amassait une fanbase relativement cons\u00e9quente. Influenc\u00e9 par les <strong>Pixies <\/strong>(qui ont unrayonnement incroyable dans notre pays) ou les nouveaux rocks \u00a0anglais, la bande \u00e0 <strong>Matthias Malzieu <\/strong>poss\u00e8de rapidement une patte tr\u00e8s personnelle,\u00a0autant dans le son tr\u00e8s recherch\u00e9 de chaque chanson que dans les textes oniriques-litt\u00e9raires du chanteur.\u00a0\u00a0L&rsquo;intro nous met dans une ambiance chaude, blues \u00e9voquant les grands espaces, puis <em><span style=\"color: #800080\">Coiffeur d&rsquo;oisea<\/span><\/em><em><span style=\"color: #800080\">u<\/span><\/em> lance la machine, d\u00e8s lors les participations vocales de la fabuleuse violoniste<strong> Isabelle Maistre\u00a0 <\/strong>se feront indipensables, comme les bulles du coca. P\u00e9tillante. Les guitares auront tout au long de l&rsquo;album ce son \u00e9trange qui m\u00e9lange l&rsquo;acoustique au satur\u00e9 contribuant \u00e0 l&rsquo;originalit\u00e9 du groupe. <em><span style=\"color: #800080\">Longboard Blues <\/span><\/em>offre une pop de bon alloi. Puis c&rsquo;est l&rsquo;artillerie lourde avec <em><span style=\"color: #800080\">Don Diego 2000 <\/span><\/em>et son intro magique au banjo.\u00a0Rigolote et ent\u00eatante, c&rsquo;est devenu un des must du groupe. l&rsquo;all\u00e9geance aux <strong>Pixies<\/strong>\u00a0se fait flagrante sur <em><span style=\"color: #800080\">She is the\u00a0Liquid Princess<\/span><\/em>, et sur <em><span style=\"color: #800080\">Surfin&rsquo; frog<\/span><\/em>, bombes punks sur guitares grasses et bruitistes. D&rsquo;autres merveilles mignonnes et glauques \u00e0 la fois nous attendent avec <em><span style=\"color: #800080\">Anorak <\/span><\/em>et <em><span style=\"color: #800080\">Petit Colorado <\/span><\/em>(qui semblent raconter toutes deux l&rsquo;histoire de personnages percut\u00e9s par une voiture et un train, bigre!). La po\u00e9sie de <strong>Matthias<\/strong>, la Malice d&rsquo;<strong>Isabelle <\/strong>se marient, s&rsquo;opposent et font vivre les titres. L&rsquo;album contient encore deux classiques des concerts du groupe, \u00e0 savoir <em><span style=\"color: #800080\">Mac Enroe&rsquo;s poetry<\/span><\/em>, d\u00e9lire punk sur le tennisman et la p\u00e9pite\u00a0<em><span style=\"color: #800080\">Song for a Jedi <\/span><\/em>et sa c\u00e9l\u00e8bre assertion: \u00ab\u00a0<em>Quand j&rsquo;\u00e9tais petit, j&rsquo;\u00e9tais un Jedi<\/em>.\u00a0\u00bbdonnant l\u00e0 une bonne id\u00e9e de l&rsquo;esprit loufoque du chanteur-parolier. Notons \u00e9galement <em><span style=\"color: #800080\">Coffin song <\/span><\/em>o\u00f9 l\u00e0 encore entre le joyeux et le morbide, le narrateur\u00a0prend ses dispositions testamentaires. Et dans le m\u00eame ton l&rsquo;\u00e9pilogue <em><span style=\"color: #800080\">Rod\u00e9o <\/span><\/em>nous\u00a0plonge dans un d\u00e9cor de cimeti\u00e8re hant\u00e9 par un cowboy path\u00e9tique et celui de son cheval. Album concept et pourtant vari\u00e9, h\u00e9t\u00e9roclite et prot\u00e9\u00efforme, un d\u00e9fi du genre. Le meilleur album de rock fran\u00e7ais en 2002? Non, le meilleur album de rock cette an\u00e9e l\u00e0, tout simplement.\u00a0<br \/>\nPar d\u00e9faut: <strong>Monsters in love <\/strong>par <strong>Dionysos<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>SUPERBUS: WOW!<\/strong><br \/>\n\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/51M396K82gL__SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-907\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/51M396K82gL__SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Pour qui a pu conna\u00eetre <strong>Blondie<\/strong>\u00a0ou\u00a0<strong>No doubt<\/strong>, <strong>Superbus <\/strong>fait figure de r\u00e9vision. \u00a0En effet le combo emmen\u00e9 par <strong>Jennifer Ayache<\/strong>, la f\u00e9tichiste de sa propre bouche n&rsquo; a certes rien invent\u00e9 et peut\u00a0 \u00eatre rang\u00e9 parmi le groupes actuels\u00a0de\u00a0\u00bbRock dinette\u00a0\u00bb. Mais ce serait sous \u00e9stimer grandement le pouvoir que poss\u00e8de la chanteuse de chier des tubes au kilom\u00e8tre. Nous revoil\u00e0 au temps b\u00e9ni des galettes courtes concentr\u00e9es de 45 minutes o\u00f9 les identit\u00e9s des chansons \u00e9taient bien marqu\u00e9es, sans remplissage,ni boursouflure. 14 titres et autant de bombinettes ska\/punk\/pop aux m\u00e9lodies sautillantes mais implacables. Alors voil\u00e0, Qu&rsquo;est ce qui importe vraiment? Que l&rsquo;interpr\u00eate soit un Mozart du MP3? Ou que l&rsquo;\u00e9coute nous ait procur\u00e9\u00a0du pep&rsquo;s et l&rsquo;envie de siffler dans la rue? Parce que l\u00e0, Superbus est top niveau. <em><span style=\"color: #800080\">Rock\u00a0\u00e0 \u00a0billy <\/span><\/em>d\u00e9marre fort et annonce la couleur, on ne se mouche pas dans la stupidit\u00e9 et le fun est le maitre mot. Rythme, tempo, riff et arrangements simples mais intelligents emportent l&rsquo;adh\u00e9sion imm\u00e9diate. <em><span style=\"color: #800080\">Butterfly<\/span><\/em>est un tube qui aurait \u00e9t\u00e9 plan\u00e9taire s&rsquo;il avait \u00e9t\u00e9 chant\u00e9 par des anglo-saxons comme <strong>Garbage<\/strong>. La chanteuse cultive un registre acidul\u00e9 conforme \u00e0 son imagerie de petit g\u00e9nie \/Bettie Page sortant d&rsquo;une bouteille de coca des ann\u00e9es 50 comme sur\u00a0<em><span style=\"color: #800080\">Ca mousse\u00a0<\/span><\/em>ou <em><span style=\"color: #800080\">Over you <\/span><\/em>o\u00f9 les minauderies troubles font mouche. Quelques titres\u00a0pour faire plus \u00ab\u00a0m\u00e9chants\u00a0\u00bb comme <em><span style=\"color: #800080\">Tiens le fil<\/span><\/em>, ou <em><span style=\"color: #800080\">Un peu de <\/span>douleur <\/em>ajoutant un peu de profondeur mais pas trop. Et surtout Les bombes que sont <em><span style=\"color: #800080\">Lola <\/span><\/em>et <em><span style=\"color: #800080\">Travel the world <\/span><\/em>(avec son intro de batterie comme on n&rsquo;en fait plus).\u00a0 Alors du rock pour les gamins? Ouais, mais merde! J&rsquo;ai denouveau 16 ans et le monde m&rsquo;appartient&#8230;<br \/>\n<strong>\u00e0 d\u00e9faut: Gossip: Music for men<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>BLONDIE: PARALLEL LINES<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/51pJmm9bCGL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-900\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/51pJmm9bCGL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nIssue de la sc\u00e8ne punk new- yorkaise, <strong>Deborah Harry <\/strong>d\u00e9passe rapidement ses concurrentes. Touche \u00e0 tout, fausse midinette, elle est la matrice d&rsquo;o\u00f9 d\u00e9coulent toutes les <strong>Madonna <\/strong>du monde, en passant par <strong>Kim Wilde <\/strong>pour aboutir \u00e0 <strong>Gwen Stephani<\/strong>.\u00a0Sur <em>Parallel lines<\/em>, elle et son groupe produisent\u00a0l&rsquo;album de pop ultime. Rageur et nerveux <span style=\"color: #800080\"><em>Hangin&rsquo; on the telephone<\/em><\/span>\u00a0 (reprise des Nerves)\u00a0 d\u00e9marre en trombe, refrain accrocheur, le charme op\u00e8re instantan\u00e9ment. D&rsquo;autres titres offriront des riffs teigneux \u00e0 l&rsquo;image de <em><span style=\"color: #800080\">One way or another<\/span><\/em> ou\u00a0<em><span style=\"color: #800080\">I know but I don&rsquo;t know\u00a0 <\/span><\/em>rem\u00e9morant leurs racines punk. <em><span style=\"color: #800080\">Fade away and radiate <\/span><\/em>instaure une atmosph\u00e8re trouble, dans un faux calme au chant planant qui se d\u00e9cuple encore sur sc\u00e8ne. Assur\u00e9ment un des plus beaux titres du disque. <em><span style=\"color: #800080\">Picture This <\/span><\/em>fait dans le faux r\u00e9tro tendance fifties pour s&rsquo;achever en power ballade mettant en lumi\u00e8re le superbe organe de <strong>Debbie<\/strong>. Au niveau arrangements, dans la famille post punk je voudrais la cousine de <strong>Nina Hagen <\/strong>et la\u00a0petite soeur des <strong>Stranglers<\/strong>.\u00a0 Entre orgue rageur, synth\u00e9 crado et m\u00e9lodies pop nostalgiques, l&rsquo;album est une merveille de coh\u00e9rence. Et soudain c&rsquo;est le drame, une bombe disco-new wave fait irruption sur la platine: Le c\u00e9l\u00e8bre <em><span style=\"color: #800080\">Heart of glass <\/span><\/em>repris depuis par des centaines de groupes, de pubs et d&rsquo;avantage encore. Ind\u00e9modable, immortelle\u00a0cette ritournelle ouvre les horizons d&rsquo;un groupe d\u00e9cidement \u00e0 l&rsquo;aise dans tous les genres. <em><span style=\"color: #800080\">Sunday girl <\/span><\/em>(le th\u00e8me est repris dans la pub\u00a0<em>Nina Ricci<\/em>)\u00a0\u00e9galement fait merveille avec son lot de sucreries auditives.\u00a0 La reprise de <strong>Buddy Holly<\/strong> <em><span style=\"color: #800080\">I&rsquo;m gonna love you too <\/span><\/em>est une juste rappel d&rsquo;une formidable \u00e9poque au charme d\u00e9suet. Rien \u00e0 jeter, album d\u00e9finitif, On n&rsquo;a pas fait mieux. J&rsquo;ai longtemps \u00e9cout\u00e9 les remakes, Voici matrice originale.<br \/>\n<strong>\u00e0 d\u00e9faut: Plastic Letters <\/strong>par<strong> Blondie<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>RAINBOW:RISING<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/41NM1GKDG5L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-901\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/41NM1GKDG5L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nL&rsquo;album parfait des ann\u00e9es soixante dix. Ni plus ni moins ! <strong>Rainbow<\/strong>est sans doute le groupe qui enfanta la New Wave of British Heavy Metal (NWOBHM)cinq ans plus tard. La vocaliste <strong>Dio<\/strong>(RIP) fut la d\u00e9couverte de ces temps. Un album concentr\u00e9, comprim\u00e9 m\u00eame aux six titres imparables.\u00a0<strong>Ritchie Blackmore <\/strong>est ici le ma\u00eetre d&rsquo;oeuvre et le tour de force est d&rsquo;avoir r\u00e9sussi pleinement une seconde partie de carri\u00e8re apr\u00e8s <strong>Deep Purple<\/strong>. L&rsquo;intro au synth\u00e9 de <em><span style=\"color: #800080\">Tarot woman <\/span><\/em>br\u00e8ve attaque direct l&rsquo;auditeur.\u00a0\u00a0<span style=\"color: #800080\"><em>Starstruck<\/em><\/span>, plus court et plus muscl\u00e9 annonce en filigranne la carri\u00e8re solo du chanteur. Le coeur \u00e9videmment de l&rsquo;album est dans les deux titres de huit minutes composant l&rsquo;ancienne face B. <em><span style=\"color: #800080\">A light in the black <\/span><\/em>pr\u00e9figure les tempos speed\u00e9s en vogue dans les ann\u00e9es 80 avec un riff qui semble avoir fortmement influenc\u00e9 <em>Breaker<\/em> d&rsquo;<strong>Accept<\/strong>. Les descentes de manches vertigineuses de ma\u00eetre <strong>Blackmore <\/strong>sont saisissante de justesse tant la m\u00e9lodie semble naturelle, gracieuse et non pas une simple d\u00e9monstration de force. On est v\u00e9ritablement sur le cul, c&rsquo;est magistral. Enfin le mastodonte, incroyable, pesant et en m\u00eame temps hallucin\u00e9 <em><span style=\"color: #800080\">Stargazer<\/span><\/em>, dont les ponts, les\u00a0breaks et la mont\u00e9e en puissance\u00a0sur la formidable voix de <strong>Dio<\/strong>\u00a0terminent en apoth\u00e9ose encore magnifi\u00e9s par l&rsquo;ajout d&rsquo;un orchestre philarmonique dans les derni\u00e8res mesures faisant du titre un accomplissement. Cette\u00a0 pratique n&rsquo;\u00e9tait pas monnaie courante et confime la vocation de d\u00e9fricheur qu&rsquo;avait <strong>Rainbow <\/strong>et le r\u00f4le qu&rsquo;aura le groupe sur la g\u00e9n\u00e9ration\u00a0 suivante. \u00a0Encore aujourd&rsquo;hui, mes fr\u00e8res et soeurs, posons le genou et pr\u00eatons all\u00e9geance devant l&rsquo;une des tables de la loi du hard rock\u00a0<br \/>\nPar d\u00e9faut: <strong>Long live Rock n&rsquo;Roll <\/strong>par <strong>Rainbow<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>IN EXTREMO: RAUSPREE<\/strong><br \/>\n<a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/51SgHkz1x0L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-908\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/51SgHkz1x0L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><br \/>\nVoil\u00e0 du Folk Metal et \u00e7a force le respect. Je n&rsquo;ai pas le bagage culturel n\u00e9cessaire pour chroniquer ce disque correctement. Je peux commencer \u00e0 vous dire que je n&rsquo;avais jamais vu cela avant. <strong>In Extremo <\/strong>n&rsquo;est pas le premier groupe de hard \u00e0 jouer du cot\u00e9 Loups de mer\/pirates (avec les costumes s&rsquo;il vous pla\u00eet) . Il y avait <strong>Running wild<\/strong>. Mais \u00e7a restait du \u00ab\u00a0Metal traditionnel\u00a0\u00ab\u00a0. L\u00e0 c&rsquo;est exactement l&rsquo;inverse: C&rsquo;est un authentique groupe de musique traditionnelle \u00e0 laquelle s&rsquo;est gr\u00e9ff\u00e9e une section rhytmique \u00e0 la <strong>Rammstein<\/strong>, manifestement pour accrocher une g\u00e9n\u00e9ration plus jeune. Mais la sauce prend de mani\u00e8re incroyable. Emm\u00e9n\u00e9 par la \u00ab\u00a0derni\u00e8re Licorne\u00a0\u00bb (<strong>Michael Rhein: Die Leztze Einhorn<\/strong>) en guise de mesnestrel \u00e0 la voix ressemblant \u00e0 ces vagues qui se fracassent sur les falaises, Le groupe \u00e9volue en live comme s&rsquo;ils faisaient un cours vivant sur les instruments d&rsquo;autrefois.\u00a0A chaque chanson, son objet h\u00e9t\u00e9roclite parfois fabriqu\u00e9 par les musiciens eux m\u00eame. A ce titre <strong>Docktor Pymonte <\/strong>et <strong>Flex der Biegsame <\/strong>(le flexible) sont bluffants. Un charisme de dingue. Harpe, cornemuse, dr\u00f4le de xylophone, Vielle \u00e0 roue, Bombarde de toutes tailles. Tout y passe, tout pour un bonheur auditif. Car voyez vous, le Folk\u00a0n&rsquo;es pas mort, il \u00e9volue, et il est bien vivant. J&rsquo;ai du mal \u00e0 selectionner toutes ces chansons mais\u00a0<strong>\u00a0<\/strong><em><span style=\"color: #800080\">V\u00e4nner<\/span> <span style=\"color: #800080\">och Fr\u00e4nde <\/span><\/em>est un exemple typique avec ses accords orientalisants. Le d\u00e9paysement, le voyage , et la libert\u00e9 semblent \u00eatre \u00a0les th\u00e8mes principaux de nos corsaires multi-instrumentistes. L&rsquo;autre bizarrerie, c&rsquo;est que les textes sont outre en allemand,\u00a0en latin\u00a0 (<em><span style=\"color: #800080\">Ave Maria<\/span><\/em>, <em><span style=\"color: #800080\">Omnia sol temperat <\/span><\/em>)en fran\u00e7ais et m\u00eame\u00a0en ga\u00eblique (<em><span style=\"color: #800080\">Liam<\/span><\/em>).\u00a0Puis le voyage toujours , des terres lointaines\u00a0 (<span style=\"color: #800080\"><strong>Singapur<\/strong><\/span>, <em><span style=\"color: #800080\">Pal\u00e4stinalied<\/span><\/em>). Ballades, Danses, chansons de tavernes, pri\u00e8res, Marches celtiques, Tout est l\u00e0 pour raviver comme \u00e0 l&rsquo;aiguillon d&rsquo;un vent iod\u00e9, le souvenir d&rsquo;hommes du pass\u00e9 partis \u00e0 la conqu\u00eate de l&rsquo;inconnu rammenant avec eux contes, l\u00e9gendes et coutumes exotiques. Aujourd&rsquo;hui, la terre est ronde, on en a fait le tour.<br \/>\nPar d\u00e9faut: <strong>Finisterra<\/strong> par <strong>M\u00e4go de Oz<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>BENABAR: BENABAR<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/41Q6NFY17WL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-902\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/41Q6NFY17WL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nQue n&rsquo;ai-je point lu sur le compte de notre ami Bruno, Pas de voix, Rimes pourries et alignement \u00a0de clich\u00e9s sans pr\u00e9c\u00e9dent. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 le meilleur espoir de la chanson fran\u00e7aise, le voil\u00e0 conspu\u00e9, d\u00e9valu\u00e9. Mais qu&rsquo;en est il? D&rsquo;abord Qu&rsquo;en est il de la chanson fran\u00e7aise ? Vous vous rappelez sans doute les moustachus en pullover griffonnant des rimes sur des cahiers d&rsquo;\u00e9coliers?\u00a0 <strong>Benabar<\/strong> est bien de ceux-l\u00e0, la r\u00e9volte en moins bien s\u00fbr, l&rsquo;\u00e9poque n&rsquo;est plus \u00e0 cela. Tout-juste essuie-t-il une larme\u00a0de circonstance\u00a0sur le sort des clodos, pardon \u00ab\u00a0population potentiellement cliente\u00a0du 115\u00a0\u00bb dans <em><span style=\"color: #800080\">Saturne<\/span><\/em>. Non, <strong>B\u00e9nabar<\/strong> veut amuser en ces temps larmoyants. Il traine bien s\u00fbr et c&rsquo;est g\u00e9n\u00e9rationnel, le \u00ab\u00a0blues du trentenaire\u00a0\u00bb, le mal du \u00ab\u00a0mal-adulte\u00a0\u00bb,mais il sait retrouver ce sourire qui manquait tant \u00e0 nos top 50 d\u00e9pr\u00e9ssifs. <em><span style=\"color: #800080\">Bon anniversaire <\/span><\/em>est \u00e0 ce titre une bonne illustration, <em><span style=\"color: #800080\">Y&rsquo;a une fille qui habite chez moi<\/span><\/em>, empli certes d&rsquo;images d&rsquo;Epinal est jutement l&rsquo;instantan\u00e9 qu&rsquo;on a tous dans notre m\u00e9moire. Malgr\u00e9 les critiques sur les situations convenues, les images sont plut\u00f4t bien trouv\u00e9es comme \u00ab\u00a0<em>t&rsquo;es une porcelaine dans un magasin d&rsquo;\u00e9l\u00e9phants<\/em>\u00a0\u00bb dans <em><span style=\"color: #800080\">Porcelaine <\/span><\/em>narrant les p\u00e9rip\u00e9ties d&rsquo;une fille \u00e9corch\u00e9e par l&rsquo;amour. Les portraits sont vivants et pleins d&rsquo;humour comme celui de l&rsquo;enfant\u00a0 qui s&rsquo;enerve dans<span style=\"color: #800080\"><em> Le <\/em>V\u00e9lo<\/span>. L&rsquo;ironie affectueuse de<strong> B\u00e9nabar <\/strong>le rend \u00e9minemment sympathique et attendrissant (<em><span style=\"color: #800080\">Le coup du lapin<\/span><\/em>). Plus grave et plus mordant, <em><span style=\"color: #800080\">Majorette <\/span><\/em>traite d&rsquo;un sujet qui lui est peu courant: les inadapt\u00e9s sociaux, faute d&rsquo;un terme plus appropri\u00e9. Enfin<em><span style=\"color: #800080\"> Dramelet\u00a0 <\/span><\/em>jette une ombre \u00e9trange comme un \u00e9cho amer \u00e0 \u00ab\u00a0<em><span style=\"color: #800080\">y&rsquo;a une fille qui habite chez moi<\/span><\/em>\u00ab\u00a0. Le couple ici s&rsquo;\u00e9tiole doucement sans heurt etsans amour finalement&#8230;.Le vocabulaire simple mais juste,<strong> B\u00e9nabar <\/strong>ne frappe pas mais caresse, amuse avec beaucoup d&rsquo;esprit sans toiser l&rsquo;auditeur. Comme si nous avions un bon pote qui chante dans les\u00a0soir\u00e9es.<br \/>\n<strong>\u00e0 d\u00e9faut: Reprise des n\u00e9gociations\u00a0par b\u00e9nabar.<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>MATMATAH: LA OUACHE!<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/412E97WRQ0L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-903\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/412E97WRQ0L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nCe que personne nepouvait inventer sauf nous: Le \u00ab\u00a0breton metal\u00a0\u00bb. Un premier album d\u00e9tonnant. Un son d\u00e9j\u00e0 bien marqu\u00e9 et des compositions bien camp\u00e9es. L&rsquo;intro orchestral (<span style=\"color: #800080\"><em>Anter-ouache\/Ouache<\/em><\/span>)ouvre la voie d&rsquo;un album partag\u00e9 entre un son dur h\u00e9rit\u00e9 des <strong>Stooges <\/strong>ou des <strong>Pixies <\/strong>et des teintes celtiques. Cette approche avait \u00e9t\u00e9 vaguement \u00e9squiss\u00e9e auparavant par des groupes comme <strong>Sonorien D\u00fc<\/strong> ou <strong>Soldat Louis <\/strong>sans faire vraiment d\u00e9couvrir les possibilit\u00e9s de celle-ci. C&rsquo;est donc <em><span style=\"color: #800080\">Emma <\/span><\/em>qui s&rsquo;impose donc comme premi\u00e8re chanson de l&rsquo;album et single incontournable. <em><span style=\"color: #800080\">Lamb\u00e9 an-dro <\/span><\/em>inaugure ce qui se sera le fil rouge du disque: la camaraderie, la f\u00eate et l&rsquo;alcool. Car oui, c&rsquo;est un concept-album sur la beuverie, la murge et la gueule de bois. Ainsi on ne d\u00e9ssaoulera pas de <em><span style=\"color: #800080\">Kerfautras<\/span><\/em>(dans un cimetierre) rock folk muscl\u00e9, <em><span style=\"color: #800080\">La fille <\/span><\/em><em><span style=\"color: #800080\">du Chat noir <\/span><\/em>(m\u00e9saventures et dragues dans un bar), <em><span style=\"color: #800080\">Derri\u00e8re ton dos <\/span><\/em>( relations amoureuses compliqu\u00e9es par la bouteille)\u00a0aux <em><span style=\"color: #800080\">Moutons<\/span><\/em>(reprise d&rsquo;un authentique morceau folk , revisit\u00e9 fa\u00e7on d\u00e9fonce). Le ton l\u00e9ger ne doit pas faire oublier la prestation carr\u00e9e des musiciens qui savent insuffler un punch d\u00e9mentiel dans un paysage qu&rsquo;on pouvait croire sinistr\u00e9. Autre temps, autre moeurs, quand on s&rsquo;arr\u00eate de boire dans ce disque, on fume des p\u00e9tards dans <em><span style=\"color: #800080\">L&rsquo;apologie<\/span><\/em>. V\u00e9ritable \u00f4de au cannabis dans un monde\u00a0o\u00f9 l&rsquo;on croyait \u00eatre libre de\u00a0pouvoir chanter ce qu&rsquo;on veut( la justice du pays des droits de l&rsquo;homme viendra ch\u00e2tier plus tard ces innocents), la chanson articule sur une phrase \u00e0 la fl\u00fbte, un riff de guitare ska et un break\/refrain tout ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;agressif. Arrangements nickels, m\u00e9lodie imparrable, classique absolu comme peut l&rsquo;\u00eatre <em>Hexagone <\/em>de <strong>Renaud<\/strong>. Quelques ballades \u00e0 messages offrent de petites m\u00e9ditations\u00a0refl\u00e9xives bienvenues\u00a0\u00a0(<em><span style=\"color: #800080\">Troglodyte<\/span><\/em>, <em><span style=\"color: #800080\">Derni\u00e8re journ\u00e9e en mer<\/span><\/em>) et le disque nous offre en sus un joli \u00e9pilogue furieux (<em><span style=\"color: #800080\">Ribette&rsquo;s<\/span><\/em>), quasi m\u00e9tal aux relents d&rsquo;<strong>Iron Maiden<\/strong> premi\u00e8re \u00e9poque. En tout point parfait <strong><em>La ouache <\/em><\/strong>fut la carte de visite d&rsquo;un nouveau rock fran\u00e7ais d\u00e9barrass\u00e9 de la poussi\u00e8re des <strong>Trust<\/strong> ou <strong>T\u00e9l\u00e9phone<\/strong>. Il est vraiment dommage que le groupe finalement renonce \u00e0 ces sonorit\u00e9s pour se banaliser aux sons anglo-saxons.<br \/>\n<strong>\u00e0 d\u00e9faut: Merzhin: Pleine lune.<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>BLACKEMORE&rsquo;S NIGHT: GHOST OF A ROSE<\/strong><br \/>\n<a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/61dbIdstBfL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-904\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/61dbIdstBfL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/strong><\/a><br \/>\n\u00a0<strong>Ritchie Blackmore <\/strong>sur ses vieux jours tourne le dos \u00e0 <strong>Deep Purple<\/strong>, au Hard et m\u00eame au rock en g\u00e9n\u00e9ral pour former avec sa fianc\u00e9e <strong>Candice Night <\/strong>un groupe de musique m\u00e9di\u00e9vale\/renaissance. Le guitariste ombrageux n&rsquo;a jamais fait myst\u00e8re de sa passion pour cette \u00e9poque. L\u00e0, il ose franchir le cap et c&rsquo;est loin d&rsquo;\u00eatre une passade, car il concacre son temps \u00e0 cette nouvelle identit\u00e9 depuis 1997. L\u00e0 encore il explose de talent. Ce disque est sublime. C&rsquo;est donc l&rsquo;esprit d&rsquo;\u00e9ternels troubadours que la troupe compose ces magnifiques airs enlumin\u00e9s par les instuments du pass\u00e9.L&rsquo;album d\u00e9bute pourtant par une belle r\u00e9miniscense\u00a0trompeuse de l&rsquo;\u00e9poque <strong>Rainbow<\/strong> avec\u00a0 <em><span style=\"color: #800080\">Way to Mandalay<\/span><\/em>. Car loin des envol\u00e9es de jadis, le guitariste se fait en retenue, \u00e0 la recherche de la note juste et de la m\u00e9lodie parfaite (<em><span style=\"color: #800080\">N\u00fcr eine minute <\/span><\/em>ou\u00a0<em><span style=\"color: #800080\">Mr Peagram&rsquo;s morris and sword\u00a0<\/span><\/em>).\u00a0<strong>Candice Night\u00a0<\/strong>quant \u00e0 elle,\u00a0pourrait remplacer la blonde\u00a0d&rsquo;<strong>Abba <\/strong>au pied lev\u00e9 sans probl\u00e8me. Son timbre cristallin fait merveille sur <span style=\"color: #800080\"><em>Cartouche<\/em><\/span>au refrain chuchot\u00e9.Brrr! J&rsquo;en ai des frissons. Elle livre \u00e9galement une superbe reprise de Joan Baez\u00a0:<em><span style=\"color: #800080\"> Diamonds and Rust<\/span><\/em>. Le dyptique <em><span style=\"color: #800080\">Queen for a day <\/span><\/em>repr\u00e9sente bien l&rsquo;apect bic\u00e9phale de la formation. La premi\u00e8re partie surtout vocale et la seconde instrumentale, rapide laissant libre court au virtuose de la 6 cordes.<em><span style=\"color: #800080\"> Ivory\u00a0tower <\/span><\/em>se fait atmosph\u00e9rique tandis que <span style=\"color: #800080\"><em>Loreley <\/em><\/span>est un petit bijou dansant. Pour conclure la galette, <em><span style=\"color: #800080\">All for one <\/span><\/em>effleure d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 une chanson \u00e0 reprendre en choeur et <em><span style=\"color: #800080\">Dandelion Wine <\/span><\/em>ach\u00e8ve\u00a0l&rsquo;opus\u00a0\u00a0comme\u00a0un g\u00e9n\u00e9rique romantique, calme et apaisant. Tout ici n&rsquo;est qu&rsquo;harmonie et une bien belle mani\u00e8re d&rsquo;aborder la musique et m\u00eame la vie peut \u00eatre.<br \/>\nPar d\u00e9faut: <strong>Fires at Midnight<\/strong> par <strong>Blackmore &lsquo;s Night<\/strong><br \/>\n<strong>\u00a0<\/strong><br \/>\n<strong>Voil\u00e0 le dossier achev\u00e9, je l&rsquo;avais dans le ventre depuis pas mal de temps.\u00a0je suis soulag\u00e9 d&rsquo;\u00eatre parvenu \u00e0 son terme. A bient\u00f4t!<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fin du voyage dans le temps. L&rsquo;\u00e9poque des concerts et des \u00e9changes de cd entre potes,sans \u00eatre ferm\u00e9e s&rsquo;\u00e9loigne inexorablement. Aujourd&rsquo;hui appartient \u00e0 l&rsquo;amour et \u00e0 la famille. L&rsquo;heure est \u00e0 l&rsquo;apaisement et au retour sur les oublis. L&rsquo;heure \u00e9galement de la revanche du rock fran\u00e7ais.\u00a0 Eternellement partag\u00e9 entre l&rsquo;atavique tentation de faire de la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":906,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3,9],"tags":[],"class_list":["post-884","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog","category-ze-dossier-rock-n-roll"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/884","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=884"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/884\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=884"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=884"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=884"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}