{"id":835,"date":"2011-11-08T13:06:06","date_gmt":"2011-11-08T11:06:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.masog.net\/?p=835"},"modified":"2011-11-08T13:06:06","modified_gmt":"2011-11-08T11:06:06","slug":"masogze-dossier-rock-n-roll-part-2-ze-cults","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/2011\/11\/08\/masogze-dossier-rock-n-roll-part-2-ze-cults\/","title":{"rendered":"MASOG:ZE DOSSIER ROCK N&rsquo; ROLL PART 2: ZE CULTS"},"content":{"rendered":"<p>Inutile de chercher ici autre chose que du subjectif, du personnel voire m\u00eame de la mauvaise foi. Les disques cit\u00e9s ici sont ceux que j&rsquo;ai \u00e9cout\u00e9 le plus, ceux que j&#8217;emm\u00e8nerais sur une \u00eele deserte (une fois que j&rsquo;aurais install\u00e9 le courant), bref mes coups de coeur!<br \/>\n<strong>NINA HAGEN: NUNSEXMONKROCK<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/wp-content\/uploads\/61b3pAd2H3L._SL500_AA300_1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-837\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/wp-content\/uploads\/61b3pAd2H3L._SL500_AA300_1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nSi j&rsquo; \u00e9tais vraiment objectif, je vous parlerais de l&rsquo;album <strong>Nina Hagen Band<\/strong>, o\u00f9 soutenue par l&rsquo;excellent groupe berlinois <strong>Spliff<\/strong>, elle livre un galette bour\u00e9e \u00e0 ras-bord de classiques duPost-Punk. Mais NUNSEXMONKROCK est inoubliable, barr\u00e9 \u00e0 tous points de vue. La pochette int\u00e9rieure\u00a0ressemble \u00e0 ces graffitis que font les fous sur les murs des asiles. Jugez plut\u00f4t le concept: assimilant sa grossesse d&rsquo;alors avec une sorte de retour de l&rsquo;enfant divin, elle\u00a0 y m\u00e9lange cette mythologie \u00e0 la mode \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque comme quoi ce serait des ovnis qui viendraient exaucer les r\u00e9v\u00e9lations de Saint Jean et comme si \u00e7a suffisait pas, elle y ajoute une pinc\u00e9e d&rsquo;hindouisme\/bouddhisme par dessus. Musicalement l&rsquo;album est d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 entre les rock songs new waveuses incroyablement efficaces comme<span style=\"color: #800080\"> <em>Antiworld<\/em><\/span>, <span style=\"color: #800080\"><em>Smackjack <\/em><\/span>ou <span style=\"color: #800080\"><em>Dreadlove<\/em><\/span> (le bijou du disque) et lesd\u00e9lires onirico-m\u00e9ditatifs comme <span style=\"color: #800080\"><em>Ta\u00efstchi tarot<\/em><\/span>, <span style=\"color: #800080\"><em>Ufo<\/em><\/span>, <span style=\"color: #800080\"><em>Born in Xixax<\/em><\/span>, <span style=\"color: #800080\"><em>Dr art <\/em><\/span>etc&#8230;. Mais reprenons depuis le d\u00e9but, rien que l&rsquo;intro nous narrant \u00e0 la <strong>Hagen<\/strong> l&rsquo;histoire o\u00f9 <strong>Jesus <\/strong>soigne un\u00a0 \u00e9pil\u00e9p&#8230;je veux dire un poss\u00e9d\u00e9 (<em>He met this man who was possessed&#8230;. The pigs were running awaaaay<\/em>) est Dantesque, faisant toutes les voix, elle passe all\u00e9grement des enfants, aux m\u00e9g\u00e8res, et j&rsquo;en passe, <strong>Nina<\/strong> captive par son audace et sa folie. <span style=\"color: #800080\"><em>Smack Jack <\/em><\/span>est le single du disque mais c&rsquo;est par d\u00e9faut, car c&rsquo;est en vain que vous y trouverez une rengaine vendable en supermarch\u00e9. Non, l&rsquo;outrance explose dans toute sa splendeur, elle transfigure <span style=\"color: #800080\"><em>Future is now <\/em><\/span>\u00e0 la fois calme et hyst\u00e9rique avant que les autres titres, tour \u00e0 tour aga\u00e7ants (<span style=\"color: #800080\"><em>Cosma<\/em>&#8211;<em>shiva<\/em><\/span>-du nom et avec\u00a0sa fille), Hilarants (<span style=\"color: #800080\"><em>Born in xixax<\/em><\/span>) ou carr\u00e9ment soporifiques (<span style=\"color: #800080\"><em>Ufo<\/em><\/span>) nous vrillent tympans et neurones pour nos laisser \u00e9puis\u00e9s par une telle exp\u00e9rience. Epuis\u00e9s mais heureux car c&rsquo;est pas tous les jours que les aliens nous balancent des b\u00e9b\u00e9s bouddhistes messies. Mais non, mais si!\u00a0 Aujourd&rsquo;hui la folie, c&rsquo;est <strong>Lady Gaga<\/strong>&#8230;. Je ris, je ris, je ris et je hurle comme \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra: \u00ab\u00a0<em>Love affairs are so exciting, when the the stars of Dreadlove shining\u00a0\u00bb.<\/em><br \/>\n\u00e0 d\u00e9faut: <strong>Nina Hagen Band<\/strong> par <strong>Nina Hagen Band<\/strong><br \/>\n<strong>THE B52&rsquo;S<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/51NLZ7cuLbL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-838\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/51NLZ7cuLbL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nAutre album de new wave intergalactique aux voix hors norme. Autre objet bizarre mais immortel et toujours d&rsquo;acualit\u00e9 car vous connaissez tous <em><span style=\"color: #800080\">Planet Claire<\/span>,<\/em> la chanson qui ouvre l&rsquo;album. Elle a servi pour de multiples pubs et films (notamment <em>Charlie etses dr\u00f4les de dames 2 <\/em>ou <em>Monstres contre aliens<\/em>), On l&rsquo;entend \u00e0 tous bout de champ. Et pourtant, le groupe ne grille pas toutes ses cartouches dans ce premier titre, puisque les filles n&rsquo;ont pas encore chant\u00e9. Lorsque <span style=\"color: #800080\"><em>52 girls <\/em><\/span>arrive, on se retrouve dans une parodie de\u00a0\u00bbparty fifties\u00a0\u00bb \u00e0 la <strong>Beach boys<\/strong> mais hurl\u00e9e par les deux succubes que sont <strong>Cindy Wilson <\/strong>et surtout <strong>Kate Pierson<\/strong>. Mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;une mise en bouche car voil\u00e0 le gros Morceau: <span style=\"color: #800080\"><em>Dance this mess around <\/em><\/span>qui prolonge l&rsquo;ambiance de teuf&rsquo; un peu psych\u00e9d\u00e9lique, puis <span style=\"color: #800080\"><em>Rock Lobster <\/em><\/span>(un homard rock-tout un programme)v\u00e9ritable d\u00e9lire, chant\u00e9, hurl\u00e9, feul\u00e9 et tout ce qu&rsquo;on veut. L&rsquo;album ensuite subit une petite baisse de tension mais tout est relatif car <span style=\"color: #800080\"><em>Hot lava<\/em> <\/span>se fait tr\u00e8s sensuel et que <span style=\"color: #800080\"><em>There&rsquo;s a moon inthe the sky (called the moon)<\/em><\/span> joue la carte de la parodie d&rsquo;un groupe ne se prenant pas au s\u00e9rieux. <span style=\"color: #800080\"><em>6-0-6-0-8-4-2<\/em><\/span> l&rsquo;hsitoire tr\u00e8s \u00ab\u00a0y\u00e9y\u00e9\u00a0\u00bb d&rsquo;un rateau au bigophone\u00a0 refait sautiller l&rsquo;auditeur. Enfin, c&rsquo;est la chute et la reprise \u00e9thylique\u00a0de <span style=\"color: #800080\"><em>Downtown<\/em><\/span> de <strong>Petula Clark<\/strong>, voil\u00e0 la f\u00eate est termin\u00e9e, on est cass\u00e9 et il faut qu&rsquo;on aille se coucher maintenant. Magistral! Bravo les gars.<br \/>\n\u00e0 d\u00e9faut: <strong>Blondie<\/strong> par <strong>Blondie<\/strong><br \/>\n<strong>KATE BUSH: NEVER FOR EVER<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/618mZF1ngCL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-839\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/618mZF1ngCL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nL&rsquo; artiste f\u00e9minine sans doute la plus importante de se g\u00e9n\u00e9ration. <strong>Kate Bush <\/strong>car il est utile de la repositionner historiquement parlant, n&rsquo;est pas un stupide poster qui chante, qui danse et qui agite ses lolos sur une musique calibr\u00e9e dancefloor. <strong>Kate Bush <\/strong>est une artiste, qui concoit, compose ses musiques, \u00e9crit ses paroles (\u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage litt\u00e9raire certain), arrange ses disques avant de le reconcevoir pour la sc\u00e8ne. Elle est aussi pianiste, base du son de ses albums (on la surnomme d&rsquo;ailleurs la \u00ab\u00a0sorci\u00e8re du son\u00a0\u00bb). <span style=\"color: #800080\"><em>Babooshka<\/em><\/span>,l&rsquo;un de ses plus grands tubes nous introduit dans une ambiance \u00e0 la fois romantique et gothique, tout est l\u00e9ch\u00e9 et en m\u00eame temps imm\u00e9diat \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute. Apr\u00e8s l&rsquo;accroche, les autres chansons offrent un panel vari\u00e9 d&rsquo;amibances l\u00e9g\u00e8res comme la petite valse bijou qu&rsquo;est <span style=\"color: #800080\"><em>Army dreamers<\/em><\/span>, ou l&rsquo;\u00e9th\u00e9r\u00e9 incitant au voyage<span style=\"color: #800080\"> <em>Egypt<\/em><\/span>, on y trouve aussi une temp\u00eate hyst\u00e9rique du nom de <span style=\"color: #800080\"><em>Violin <\/em><\/span>(qui porte bien son nom). <span style=\"color: #800080\"><em>Delius<\/em><\/span> et <em><span style=\"color: #800080\">All we ever look <\/span>for <\/em>rivalisent de cr\u00e9ativit\u00e9 \u00e0 la fois dans les structures et dans les tempos. Pour finir <span style=\"color: #800080\"><em>Breathing<\/em><\/span> un morceau d&rsquo;une pesanteur et\u00a0au finish en chorus me fait penser aux \u00ab\u00a0bateliers de la volga\u00a0\u00bb. Un cri comme un accouchement puis c&rsquo;est fini. Je concluerai sur la pochette \u00ab\u00a0so british\u00a0\u00bb qui voit un d\u00e9lire \u00ab\u00a0carollien\u00a0\u00bb sortir tout un tas de b\u00eates de la robe de la chanteuse fant\u00f4matique. Superbe, et morbide. Enfantin et travaill\u00e9. La pochette illustre bien l&rsquo;album et une fois encore nous tire un soupir quand on voit nos tristes jacquettes cd acutelles.<br \/>\n\u00e0 d\u00e9faut <strong>Hounds of love <\/strong>par <strong>Kate Bush<\/strong><br \/>\n<strong>HUBERT FELIX THIEFAINE: DERNIERES BALISES (AVANT MUTATION)<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/512GSoVTlGL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-840\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/512GSoVTlGL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nDans ce disque la France a trouv\u00e9 son <strong>Lou Reed<\/strong>. Synonyme de cassure par rapport aux albums pr\u00e9c\u00e8dents, les th\u00e8mes sont la prostitution (<em><span style=\"color: #800080\">Cabaret sainte Lilith<\/span><\/em>), la drogue (<span style=\"color: #800080\"><em>Narcisse81<\/em><\/span>, <em><span style=\"color: #800080\">Une fille au rh\u00e9sus n\u00e9gatif<\/span><\/em>) la vie nocturne, le spleen, le blues et la m\u00d4\u00d4Ort. <strong>Claude\u00a0Mairet <\/strong>alors guitariste arrangeur d&rsquo;<strong>Hubert <\/strong>donne une teinte\u00a0rock d\u00e9cadent assez crade pour un disque des ann\u00e9es 80.\u00a0\u00a0L&rsquo;univers visuel et personnel de <strong>Thi\u00e9faine<\/strong> explose ici dans tout sa splendeur. Si le trublion n&rsquo;a en rien perdu sa verve (<em>tu craches le sang dans ta baignoire et tu t&rsquo;essuies dans un linceul<\/em>), son sens de l&rsquo;image (<em>ils vendent des orgasmes en sachet, et font la gerbe en location<\/em>) se fait parfois d&rsquo;une noirceure ignoble. Ainsi dans <span style=\"color: #800080\"><em>Une fille au rh\u00e9sus n\u00e9gatif<\/em><\/span>, il parle d&rsquo;un b\u00e9b\u00e9 se taillant les veines et demande \u00e0 son h\u00e9ro\u00efne s&rsquo;il doit faire installer le t\u00e9l\u00e9phone sur sa tombe. Sombre, cruel,morbide, cynique et emport\u00e9 par un esprit \u00e9corch\u00e9, aiguis\u00e9 et lumineux, le disque se termine par deux bombes <span style=\"color: #800080\"><em>Exil sur plan\u00e8te-fant\u00f4me <\/em><\/span>d\u00e9crivant une g\u00e9n\u00e9ration jet\u00e9e en p\u00e2ture \u00e0 un avenir incertain( <em>Nous sommes\u00a0fossoyeurs d&rsquo;un monde \u00e0 l&rsquo;agonie<\/em>)et <span style=\"color: #800080\"><em>Red\u00e9scente climatis\u00e9e <\/em><\/span>dont la production et les arrangements colossaux donnent un air de symphonie \u00e0 la prose de son auteur toujours aussi malade, saignant sur les microsillons, les miasmes de son \u00e2me en fusion. (Arg! il est contagieux le bougre!) Le truc qui m&rsquo;\u00e9pate chez <strong>HFT<\/strong>, c&rsquo;est qu&rsquo;il serait capable de faire un po\u00e8me avec la posologie du xanax et une formule g\u00e9om\u00e9trique. Il s&rsquo;adresse avec une tendresse infinie aux paum\u00e9s et aux chiens perdus ( <span style=\"color: #800080\"><em>Math\u00e9matique souterraine<\/em><\/span>). La boue, c&rsquo;est merveilleux!<br \/>\n\u00e0 d\u00e9faut:\u00a0<strong>713705 cherche futur <\/strong>par<strong> Hubert F\u00e9lix Thi\u00e9faine<\/strong><br \/>\n<strong>ACCEPT: RUSSIAN ROULETTE<\/strong><br \/>\n<strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/5165Q4K7XFL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-841\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/5165Q4K7XFL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><br \/>\nEncore un exemple du total arbitraire de cet section. A l&rsquo;heure o\u00f9 nous avions rassembl\u00e9 tous les disques disponibles d&rsquo;Accept sur l&rsquo;H\u00e9xagone, nous attendions tapis dans nos clapiers le prochain forfait du groupe, nous \u00e9tions en d\u00e9but 1986 et le disque \u00e9tait <span style=\"color: #800080\"><strong><em>Russian Roulette<\/em><\/strong><\/span>. Les ondes et les magasines passaient all\u00e9grment \u00e0 cot\u00e9 et ne parlons m\u00eame pas de la t\u00e9l\u00e9.\u00a0Mais alors qu&rsquo;est-ce \u00e0 dire? Que contenait\u00a0cet album?\u00a0 Toujours en import, toujours hors de prix, il nous fallut des an\u00e9es avant\u00a0de mettre la main dessus. C&rsquo;est donc l&rsquo;opus du groupe que j&rsquo;ai le plus attendu, sur lequel j&rsquo;ai cristalis\u00e9\u00a0\u00a0un v\u00e9ritable culte. Bien \u00e9loign\u00e9 des critiques qui le jugeaient caricarural d&rsquo;un style fig\u00e9, je voulais ma dose de speed, de riffs, de choeurs et de soli sp\u00e9ctaculaires. Aussi fus-je combl\u00e9 au del\u00e0 de mes \u00e9sp\u00e9rances des les premiers accords de <em><span style=\"color: #800080\">T.V. War<\/span><\/em>, titre furieux\u00a0auquel s&rsquo;encha\u00eenent tout un tas d&rsquo;autres classiques spontan\u00e9s. De plus, commen\u00e7ant \u00e0 saisir les nuances de l&rsquo;anglais, j&rsquo;eus acc\u00e8s \u00e0 des textes d&rsquo;une teneur vivement pol\u00e9miques, s&rsquo;attirant m\u00eame le logo \u00ab\u00a0<em>Parental advisory:explicit lyrics<\/em>\u00ab\u00a0. Mais attention, ce n&rsquo;\u00e9tait pas parce qu&rsquo;ils se tripotaient les burnes en gueulant SATAN ! Non <span style=\"color: #800080\"><em>T.V. War <\/em><\/span>ironise sur la violence des m\u00e9dias (et cela bien avant Gulf war One), <span style=\"color: #800080\"><em>Monster man <\/em><\/span>aborde l&rsquo;euthanasie, <span style=\"color: #800080\"><em>Russian Roulette<\/em><\/span>, la guerre froide. <span style=\"color: #800080\"><em>Another second to be<\/em><\/span>, la presse. <span style=\"color: #800080\"><em>Stand Tight <\/em><\/span>est antimilitariste et <span style=\"color: #800080\"><em>Heaven is hell <\/em><\/span>se charge de la religion (<em>You shouldn&rsquo;t kill your brother , except if he doesn&rsquo;t know what is right<\/em>)\u00a0Les compos sont efficaces et<strong> Wolf <\/strong>maitrise super bien sa guitare. La trouvaille du disque, c&rsquo;est certainement pour \u00eatre raccord au titre d&rsquo;avoir subtilement modifi\u00e9 les choeurs jadis guerriers, en de v\u00e9ritables tableaux de l&rsquo;arm\u00e9e rouge donnant une ampleur aux ponts musicaux comme dans la chanson \u00e9ponyme:<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>What a lie to say I&rsquo;m immortal<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>What a lie to sell me your fame<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>Where is God when I&rsquo;m buried?<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>Does he stop, this bloody game? <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Clairement l&rsquo;album oubli\u00e9 dans les anthologies, les best of et autres classements amateurs. J&rsquo;ai voulu corriger le tir et remettre \u00e0 l&rsquo;honneur un disque de pur \u00ab\u00a0true metal\u00a0\u00bb \u00e0 la production sans faille, au son puissant et \u00e0 la gr\u00e2ce wagnerienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00e0 d\u00e9faut <strong>Objection overruled <\/strong>par <strong>Accept<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>SCORPIONS: FLY TO THE RAINBOW<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/517C3G67-fL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-842\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/517C3G67-fL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Lorsque <strong>Michael Schenker <\/strong>plaque son fr\u00e8re et le groupe en 1973, <strong>Rudolf <\/strong>et <strong>Klaus Meine <\/strong>seul survivants du naufrage se jumellent avec le groupe<strong> Dawn Road<\/strong> comprenant <strong>Francis Bucholz <\/strong>(basse), <strong>J\u00fcrgen Rosenthal<\/strong>( batteur fou dans la lign\u00e9e des <strong>Keith Moon <\/strong>ou <strong>Jason \u00a0Bonham<\/strong>) et surtout le g\u00e9nie <strong>Ulrich Roth <\/strong>(dont j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 mais pour dire qu&rsquo;il \u00e9tait g\u00e9nial). Ensemble, ils vont enregistrer cet ovni du hard stellaire. D\u00e8s les premiers accords de <em><span style=\"color: #800080\">Speedy&rsquo;s coming <\/span><\/em>on a compris, on part sur une autre plan\u00e8te et le voyage se fera avec\u00a0de furieux cahots. Une vraie petite bombe sans doute devenue un classique du hard seventies. On passe rapidement \u00e0 un autre monument , v\u00e9ritable profession de foi de <strong>Roth<\/strong> le foisonnant <span style=\"color: #800080\"><em>Drifting sun<\/em><\/span>, sorte d&rsquo;all\u00e9geance \u00e0 <strong>Hendrix<\/strong> mais encore plus psych\u00e9d\u00e9lique. On se repose le temps d&rsquo;une ballade hilarante il faut bien l&rsquo;avouer (<em>and\u00a0I see a smile on your face..when you&rsquo;re going to space<\/em>)\u00a0on reprend de plus belle avec <em><span style=\"color: #800080\">This is my song<\/span><\/em> et ses guitares synchro et infinies.<span style=\"color: #800080\"> <em>Far away <\/em><\/span>planante \u00e0 souhait est un petit bijou, une caresse pour les oreilles. Enfin <span style=\"color: #800080\"><em>Fly to the Rainbow<\/em><\/span>, s&rsquo;amorce en trois mouvements, le premier acoustique faisant la part belle \u00e0 la voix d&rsquo;un <strong>Meine<\/strong> jeune et pure,le\u00a0deuxi\u00e8me bien rock et rentre dedans\u00a0o\u00f9<strong> Rosenthal <\/strong>peut s&rsquo;en donner \u00e0 coeur joie et le dernier o\u00f9 <strong>Roth<\/strong> d\u00e9lire \u00e0 plein tube en simulant un avion en perdition sur sa\u00a0gratte d\u00e9moniaque.\u00a0\u00a0\u00a0Un disque clairement indispensable \u00e0 ranger\u00a0sur la m\u00eame \u00e9tag\u00e8re qu&rsquo;<strong><em>In rock <\/em><\/strong>de <strong>Deep Purple<\/strong>.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00e0 d\u00e9faut <strong>Phenomenon<\/strong> par <strong>U.F.O.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>IRON MAIDEN: THE NUMBER OF THE BEAST<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/61wYi4uPhXL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-843\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/61wYi4uPhXL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">1982 L&rsquo;ann\u00e9e magique o\u00f9 le Heavy Metal voit para\u00eetre la plupart de ses pierres angulaires. <strong>Iron Maiden <\/strong>sort cette ann\u00e9e l\u00e0 Le disque qui traumatisera une g\u00e9n\u00e9rationet qui fera d\u00e9coller les ventes de guitares. Une galette bourr\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la gueule de classiques, que dis-je de classiques, d&rsquo;hynmes inalt\u00e9rables! Jugez plut\u00f4t\u00a0 apr\u00e8s un<span style=\"color: #800080\"><em> Invaders <\/em><\/span>assez basique mais p\u00e9chu, on part pour une grande envol\u00e9e commencant par <span style=\"color: #800080\"><em>Children of the damned <\/em><\/span>,<em><span style=\"color: #800080\">The prisonner <span style=\"color: #000000\">(d&rsquo;apr\u00e8s le feuilleton)<\/span>\u00a0<\/span><\/em>et son intro \u00e0 la batterie inoubliable \u00a0se poursuivant par <span style=\"color: #800080\"><em>22, Accacias avenue\u00a0 <\/em><\/span>et \u00e0 chaque fois ce duo de guitares hallucinant.\u00a0 Le titre \u00e9ponyme d\u00e9butant par une citation des R\u00e9v\u00e9lations reprend dans un registre Lovecraftien les cauchemars d&rsquo;un homme au bord de la folie. Et le tube <span style=\"color: #800080\"><em>Run to the hills <\/em><\/span>narrant l&rsquo;invasion des terres indiennes sur un rythme de gallop et des hurlements comme si on torturait <strong>Pavarotti<\/strong>. <span style=\"color: #800080\"><em>Gang land <\/em><\/span>fait p\u00e2le figure forc\u00e9ment coinc\u00e9 qu&rsquo;il est entre le pr\u00e9c\u00e9dent et <span style=\"color: #800080\"><em>Hallowed be thy name <\/em><\/span>qui marque l&rsquo;acte de naissance du heavy metal progressif : la plus belle chanson de l&rsquo;album. R\u00e9sultat? Un vrai condens\u00e9 de ce que le groupe peut\u00a0servir de meilleur.\u00a0A \u00e9couter jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;overdose. Depuis il ya le hard avant et apr\u00e8s <strong>Maiden<\/strong>\u00a0qui a\u00a0\u00e9t\u00e9 plagi\u00e9, copi\u00e9, photocopi\u00e9, dig\u00e9r\u00e9 parfois maisqui \u00a0est devenu l&rsquo;un des acteurs incontournables du hard rock et cela en un disque: celui l\u00e0!<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00e0 d\u00e9faut: <strong>Seventh son of a seventh son <\/strong>par <strong>Iron Maiden<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>THE STRANGLERS: IV RATTUS NORVEGICUS<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/51lYZnAy4bL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-844\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/51lYZnAy4bL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0\u00ab\u00a0Un de ces quatre, je vais te p\u00e9ter la gueule!\u00a0\u00bb Voil\u00e0 par quoi d\u00e9bute un disque qui annonce la couleur. L&rsquo;orgue vrombit sous la basse et donne un point de vue r\u00e9solument agr\u00e9ssif. Rapides et bourrins <strong>les Stranglers <\/strong>visent en dessous de la ceinture et frappent fort. Car si ces londonniens en pleine sc\u00e8ne punk se d\u00e9marquent par leur palette musicale, ils en ont bien l&rsquo;esprit et s&rsquo;inspirent de ce qu&rsquo;ils voient dans la rue. <em><span style=\"color: #800080\">London Lady<\/span>, <\/em>incisif se moque d&rsquo;une pauvre petite paum\u00e9e. <span style=\"color: #800080\"><em>Princess of the streets<\/em> <\/span>pastiche un blues o\u00f9 un tocard se lamente sur une prostitu\u00e9e.<span style=\"color: #800080\"><em> Ugly <\/em><\/span>brocarde les gens moches sur un air beugl\u00e9 par le plus cockney des frenchies <strong>Jean-Jacques Burnel<\/strong>. L&rsquo;une des principales composante de l&rsquo;album est un humour noir, et un second degr\u00e9 \u00e9vident sur le monde immature et testost\u00e9ron\u00e9 du rock. Ainsi\u00a0 dans<span style=\"color: #800080\"> <em>Peaches<\/em><\/span>, le groupe joue les \u00ab\u00a0Maccione\u00a0\u00bbsur une plage sur un air de reggae poisseux. Les classiques sont pourtant d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 <span style=\"color: #800080\"><em>Get a grip <\/em><\/span>le premier single et cet hynme de chaque Concert qu&rsquo;est <span style=\"color: #800080\"><em>Hanging around <\/em><\/span>d\u00e9crivant les \u00e0 cot\u00e9s des tourn\u00e9es de cette \u00e9poque, l&rsquo;intro, les soli \u00a0guitare, claviers en font presque une chanson posthume des <strong>Doors. <\/strong>Enfin une longue fresque inhabituelle <em><span style=\"color: #800080\">Down in the sewer <\/span><\/em>narre les d\u00e9lires d&rsquo;un homme\u00a0tombant dans les \u00e9gouts et voulant fonder une famille avec les rats\u00a0 qui vous menaceraient vous, \u00a0sales habitants de la surface! Tous ce la se termine dans une sarabande hypnotique et habit\u00e9e jou\u00e9e par les claviers d&rsquo;un<strong> Greenfield <\/strong>poss\u00e9d\u00e9.\u00a0Nous y voil\u00e0 \u00e0 la fin d&rsquo;un album hargneux et mal ras\u00e9, diffusant une ambiance enfum\u00e9e, hallucinatoire\u00a0et nous laissant une terrible gueule de bois. On remet \u00e7a? \u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00e0 d\u00e9faut: <strong>No more heroes <\/strong>par <strong>The Stranglers.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>THE BEATLES:THE BEATLES<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/31pY7BT4XL__SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-850\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/31pY7BT4XL__SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong><a href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/wp-content\/uploads\/31pY7BT4%2BXL._SL500_AA300_1.jpg\"><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Certains trouvent que ce disque est trop long, qu&rsquo;il contient du remplissage et qu&rsquo;il ne forme pas un tout coh\u00e9rent. Voire m\u00eame qu&rsquo;il soit d\u00e9cevant par rapport \u00e0 la haute inventivit\u00e9\u00a0\u00e0 laquelle\u00a0les quatres gar\u00e7ons dans le hashish nous ont habitu\u00e9s.\u00a0A ceux l\u00e0, je dirai: Vous avez raison! C&rsquo;est ce qui en fait un album culte et non pas \u00ab\u00a0de culte\u00a0\u00bb comme les pr\u00e9c\u00e9dents. On a trois compostiteurs maintenant,\u00a0 et tout autant d&rsquo;egos et de talents aussi. <strong>John<\/strong> et <strong>Paul<\/strong> commencent un peu \u00e0 se tirailler, ils ont chacun des visions qui divergent (<strong>John<\/strong> tire la gueule sur <span style=\"color: #800080\"><em>O-bla-di, O-bla-da<\/em><\/span>, les autres font des pieds et des mains pour retirer <span style=\"color: #800080\"><em>Revolution 9<\/em><\/span>). Chacun a surtout suffisament de chansons \u00e9crites pour faire un disque, la solution?\u00a0 Mettre le paquet \u00a0et faire un double qui devient donc une sorte d&rsquo;inventaire \u00e0 la Pr\u00e9vert o\u00f9 l&rsquo;on trouve de tout, du cabaret (<span style=\"color: #800080\"><em>Honey Pie<\/em><\/span>), du hard rock (<span style=\"color: #800080\"><em>Helter skelter<\/em><\/span>), une recette de cuisine (<span style=\"color: #800080\"><em>Savoy truffle<\/em><\/span>), une berceuse (<em><span style=\"color: #800080\">Good Night<\/span><\/em>), une chanson d&rsquo;aniversaire (<span style=\"color: #800080\"><em>Birthday<\/em><\/span>) et toute une liste ininterrompue de classiques, entr\u00e9s depuis dans le fond culturel commun des anglo-saxons. Le double blanc est devenu avec le temps un des fondements du si\u00e8cle d\u00e9passant le monde m\u00eame de la pop\u00a0musique (parfois dans de tristes circonstances d&rsquo;ailleurs). Une pierre angulaire, une borne , un trait dans le sable, il englobe en un seul opus ce que certains mettraient une carri\u00e8re \u00e0 obtenir. Questions tubes, on a bien s\u00fbr le rock<span style=\"color: #800080\"><em> Back in the U.S.S.R<\/em><\/span>., le festif\u00a0\u00a0<span style=\"color: #800080\"><em>O-bla-di, O-bla-da <\/em><\/span>et cette chanson incroyablement lancinante, et enlumin\u00e9e par le solo unique d&rsquo;<strong>Eric Clapton <\/strong><em><span style=\"color: #800080\">While my guitar gently weeps<\/span><\/em>.\u00a0M\u00eame l&rsquo;in\u00e9coutable <em><span style=\"color: #800080\">Revolution 9<\/span>\u00a0<\/em>contribue \u00e0 faire de ce disque, plus qu&rsquo;un objet de mode mais une oeuvre \u00e0 la fois individuelle et collective qui s&rsquo;inscrit dans la dur\u00e9e o\u00f9 l&rsquo;on peut encore d\u00e9couvrir quelque chose apr\u00e8s une centaine d&rsquo;\u00e9coutes.\u00a0La richesse musicale incroyable des <strong>Beatles<\/strong> ainsi que les multiples messages cach\u00e9s, sous entendus ou m\u00eame invent\u00e9s par les fans font de leurs disques de v\u00e9ritables petites kabbales qu&rsquo;on consulte comme des ouvrages \u00e0 la fois obscures et pr\u00e9cieux. Celui ci et le meilleur parce que c&rsquo;est le plus long, simple non?<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00e0 d\u00e9faut <strong>Abbey Road <\/strong>par<strong> The Beatles<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>SIMPLE MINDS: SONS AND FASCINATION feat SISTER FEELINGS CALL<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/51htU3L7nVL._SL500_AA300_11-1-1-1.jpg\"><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/51htU3L7nVL._SL500_AA300_11-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-848\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/51htU3L7nVL._SL500_AA300_11-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Non, je ne me\u00a0suis pas tromp\u00e9 de rubrique,\u00a0mais en m\u00eame temps je vous comprends. <strong>Simple minds <\/strong>et tout sauf culte, il leur manque la fulgurance d&rsquo;un <strong>Joy Division <\/strong>ou le succ\u00e9s \u00e9crasant d&rsquo;un <strong>U2<\/strong>, ni m\u00eame l&rsquo;aura d&rsquo;un <strong>D\u00e9p\u00e8che Mode<\/strong> . Les<strong> Minds <\/strong>sont clairement les oubli\u00e9s des ann\u00e9es 80. Certes, mais et c&rsquo;est un gros \u00ab\u00a0mais\u00a0\u00bb, ils ont compos\u00e9 les plus beaux joyaux de ce que j&rsquo;appellerais de\u00a0l\u00a0\u00bburban dance\u00a0\u00bb avec une new wave\u00a0d\u00e9shumanis\u00e9e parfois emprunt\u00e9e \u00e0\u00a0<strong>Kraftwerk<\/strong> ou \u00e0 <strong>Talking heads <\/strong>mais r\u00e9solument novatrice. Une vraie bande-son pour un film cyberpunk \u00e0 la <strong>Blade runner <\/strong>ou<strong> Akira<\/strong>. Ca sent la \u00ab\u00a0skyline\u00a0\u00bb, la pluie, le traffic routier et la lumi\u00e8re des n\u00e9ons. Le plus bel exemple de cette atmosph\u00e8re est l&rsquo;orchestral <em><span style=\"color: #800080\">Theme for great cities<\/span><\/em>, angoissant et a\u00e9rien. la suite n&rsquo;est pas en reste que ce soit<em><span style=\"color: #800080\"> League of nations<\/span><\/em>,<em><span style=\"color: #800080\">Sweat in bullet <\/span><\/em>ou <em><span style=\"color: #800080\">In trance as mission <\/span><\/em>nous invitent \u00e0 nous d\u00e9sarticuler sur des des dancefloors fant\u00f4mes. M\u00eame les vaches se transforment en sortes d&rsquo;alarmes agraires dans <span style=\"color: #800080\"><em>Theme for 70 cities<\/em><\/span>. Planqu\u00e9e dans ce ma\u00eblstrom de sons robotiques, une pure merveille <span style=\"color: #800080\"><em>Seing out an angel<\/em><\/span>, lente et pourtant syncop\u00e9e prouve les talents de compositeurs de <strong>Burchill<\/strong>\/<strong>Mac Neil<\/strong>.\u00a0A noter \u00e9galement le jeu de basse de <strong>Derek Forbes<\/strong>, hallucinant qui pourrait faire croire que ce double disque est\u00a0son projet\u00a0solo. Bref un album au son unique (<strong>Stev<\/strong>e <strong>Hillage<\/strong> \u00e0 la prod), des titres inoubliables par le simple fait qu&rsquo;on a pas entendu ce genre de musique ailleurs, ni m\u00eame chez les Minds d&rsquo;ailleurs. Culte!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Inutile de chercher ici autre chose que du subjectif, du personnel voire m\u00eame de la mauvaise foi. Les disques cit\u00e9s ici sont ceux que j&rsquo;ai \u00e9cout\u00e9 le plus, ceux que j&#8217;emm\u00e8nerais sur une \u00eele deserte (une fois que j&rsquo;aurais install\u00e9 le courant), bref mes coups de coeur! NINA HAGEN: NUNSEXMONKROCK Si j&rsquo; \u00e9tais vraiment objectif, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":837,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3,6,9],"tags":[],"class_list":["post-835","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog","category-nouveautes","category-ze-dossier-rock-n-roll"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/835","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=835"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/835\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=835"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=835"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=835"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}