{"id":83,"date":"2008-03-09T17:23:56","date_gmt":"2008-03-09T15:23:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.masog.net\/?p=83"},"modified":"2008-03-09T17:23:56","modified_gmt":"2008-03-09T15:23:56","slug":"les-titres-a-lire-au-coin-du-feu-partie-3","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/2008\/03\/09\/les-titres-a-lire-au-coin-du-feu-partie-3\/","title":{"rendered":"LES TITRES A LIRE AU COIN DU FEU (PARTIE 3)"},"content":{"rendered":"<p>Dans cette liste se rangent les albums ou s\u00e9ries que je lis volontiers de bon coeur avec un plaisir toujours renouvel\u00e9. Ils ne sont pas r\u00e9volutionnaires mais poss\u00e8dent g\u00e9n\u00e9ralement une solide qualit\u00e9 graphique et une narration carr\u00e9e. G\u00e9n\u00e9ralement \u00e7a ne suffit pas pour obtenir un prix dans quelque festival que ce soit, alors j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de les saluer ici.<br \/>\n<a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/300.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.300.jpg\" border=\"2\" alt=\"300.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/CobraTheSpacePirate5_15122007_220630.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.CobraTheSpacePirate5_15122007_220630.jpg\" border=\"2\" alt=\"CobraTheSpacePirate5_15122007_220630.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/NickyLarson3_09112003.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.NickyLarson3_09112003.jpg\" border=\"2\" alt=\"NickyLarson3_09112003.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/Spirale1_15072004.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.Spirale1_15072004.jpg\" border=\"2\" alt=\"Spirale1_15072004.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/adeleblancsec01couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.adeleblancsec01couv.jpg\" border=\"2\" alt=\"adeleblancsec01couv.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/comanche09couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.comanche09couv.jpg\" border=\"2\" alt=\"comanche09couv.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/innommablespremieresmaquettesintegrale.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.innommablespremieresmaquettesintegrale.jpg\" border=\"2\" alt=\"innommablespremieresmaquettesintegrale.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/soda01r.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.soda01r.jpg\" border=\"2\" alt=\"soda01r.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><a rel=\"lightbox\" href=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/spidermanultimate01couv.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.masog.net\/bd\/uploads\/coin_du_feu\/.thumbs\/.spidermanultimate01couv.jpg\" border=\"2\" alt=\"spidermanultimate01couv.jpg\" width=\"71\" height=\"96\" align=\"middle\" \/><\/a><br \/>\n300 (Franck Miller-Lynn Varley\/Vertige graphique): Quel bonheur! d&rsquo;un cot\u00e9 300 soldats grecs et de l&rsquo;autre 15 millions de salopards! Voil\u00e0 un bel \u00e9crin au format italien (en longueur) pour nous raconter la bataille des Thermopyles. La narration emphatique \u00e0 souhait souligne le cot\u00e9 \u00e9pique et hollywoodien d&rsquo; une aventure humaine pleine d&rsquo;exc\u00e8s. le graphisme donne aux silhouettes le cot\u00e9 caricatural n\u00e9cessaire pour incarner plus des figures emplies de grandeur et de d\u00e9mesure que des personnages historiques. Xerxes couvert de bijou n&rsquo;est plus que l&rsquo;id\u00e9e du tyran m\u00e9galomane. Comme d&rsquo;habitude Miller d\u00e9coupe savamment ses planches jusqu&rsquo;\u00e0 atteindre une perfection rare dans le monde du 9e art. on voit bien l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve appliqu\u00e9 de Will Eisner qui a m\u00fbri sa propre oeuvre en y injectant ses propres obsessions. Violent et instinctif, Miller icarne le meilleur de l&rsquo;\u00e9cole am\u00e9ricaine: Drame, action, grande phrases (ici emprunt\u00e9s \u00e0 H\u00e9rodote) et efficacit\u00e9 d&rsquo;un langage h\u00e9rit\u00e9 du journalisme. Une r\u00e9plique: Le Perse: <em>\u00ab\u00a0Cent nations s&rsquo;abattront<\/em> <em>sur vous! Nos fl\u00e8ches masquerons le soleil !\u00a0\u00bb<\/em> Le Grec: <em>\u00a0\u00bb Alors, nous combattrons \u00e0 l&rsquo;ombre!\u00a0\u00bb<\/em><!--more--><br \/>\nCOBRA (Buichi Terasawa\/Taifu): Normalement je n&rsquo;aurais pas du mettre Cobra dans ma liste puisque je ne le lis que depuis tr\u00e8s peu de temps. Mais Cobra et son univers incarne tout ce que j&rsquo;aime dans la science fiction (fantasy) en g\u00e9n\u00e9ral. Nous avons des soci\u00e9t\u00e9s \u00e9tranges sur des plan\u00e8tes lointaines et dangereuses emplies d&rsquo;une faune et d&rsquo;une flore pour le coup d\u00e9paysantes. Le souffle de l&rsquo;aventure commun aux r\u00e9cits de piraterie et aux westerns articule les chapitres de la vie de notre h\u00e9ros toujours en mouvement que ce soit en fuite d&rsquo;un ennemi, \u00e0 la recherche d&rsquo;un tr\u00e9sor galactique fabuleux ou encore dans un mission vengeresse. Cobra est bien moins un manga qu&rsquo;un authentique \u00ab\u00a0Pulp\u00a0\u00bb qui nous replonge dans l&rsquo;ambiance des vieilles nouvelles des magazines comme \u00ab\u00a0Astounding stories\u00a0\u00bb Ou \u00ab\u00a0Unknown\u00a0\u00bb (Je renvoie l\u00e0, le lecteur aux recueils compil\u00e9s amoureusement par Jacques Sadoul aux \u00e9ditions J&rsquo;ai Lu.) Le h\u00e9ros comme les figures anciennes des bandes dessin\u00e9es, est exceptionnellement dou\u00e9 et indestructible avec son arme unique au monde, et il est entour\u00e9 de tout un ar\u00e9opage de jeunes femmes tr\u00e8s sexy, ce qui lui permet de tomber amoureux \u00e0 chaque aventure. un pur divertissement qui puise ses racines plus loin qu&rsquo;il n&rsquo;y para\u00eet au premier abord. Une r\u00e9plique: Utopia: <em>Regarde Cobra<\/em> <em>c&rsquo;est magnifique!<\/em> Cobra: <em>C&rsquo;est une nouvelle galaxie, nous assistons \u00e0 la naissance d&rsquo;un nouvel univers.<\/em><br \/>\nCITYHUNTER ( Tsukasa Hojo\/J&rsquo;ai lu-Panini): Je pourrais dire la m\u00eame chose de City Hunter que de Cobra \u00e0 ceci pr\u00e8s que c&rsquo;est l&rsquo;univers du Polar qui est cette fois illustr\u00e9. Ryo Saeba, le City Hunter est le meilleur tueur \u00e0 gages (nettoyeur) du monde entier. Ne cherchez pas chez vous, c&rsquo;est pas la peine! Il est aussi obs\u00e9d\u00e9 sexuel et beau parleur que possible et pour finir il a une \u00e9n\u00f4\u00f4\u00f4rme b&#8230;. Alors me direz vous comment cette bd qui a l&rsquo;air bien vulgaire et bas de plaf&rsquo; est elle un must d&rsquo;humour et de bonne humeur?      Gr\u00e2ce aux femmes! La femme dans ce manga est magnifi\u00e9e comme rarement dans une bd. Souvent, les femmes(les clientes) de cityhunter  veulent prendre en main leurs vies, forcer leurs destins, tentent de changer le monde. Bien que physiquement semblables, le panel tr\u00e8s large de leurs \u00e9motions les rend incroyablement uniques, s\u00e9duisantes et touchantes. Le talent multifacette de H\u00f4j\u00f4 est de m\u00e9langer l&rsquo;humour le plus gras \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion la plus poignante dans une intrigue polici\u00e8re qui h\u00e9rite autant du thriller que du r\u00e9cit de samoura\u00ef. Parce qu&rsquo;enfin voil\u00e0 la vraie nature du Cityhunter et d&rsquo;Umibozu: des Ronins avec des flingues! Ils se sont m\u00eame rencontr\u00e9s dans leur jeunesse au service de \u00ab\u00a0ma\u00eetres\u00a0\u00bb diff\u00e9rents  avant de partir en solitaires chacun de son cot\u00e9. Un dr\u00f4le de drame se d\u00e9roule donc sous les yeux des lecteurs, une aventure d&rsquo;hommes o\u00f9 l&rsquo;amiti\u00e9 et sens de l&rsquo;honneur sont observ\u00e9s par des femmes qui ont repris leur place dans le coeur de l&rsquo;intrigue: la premi\u00e8re! Le tout avec la banane s&rsquo;il vous pla\u00eet. Une r\u00e9plique: <em>Ce ne sont pas des \u00ab\u00a0arri\u00e8re-pens\u00e9es\u00a0\u00bb puis que je ne les cache pas, ce sont des \u00ab\u00a0devant pens\u00e9es\u00a0\u00bb! Je sus un dragueur tr\u00e8s honn\u00eate!<\/em><br \/>\nSPIRALE (Jjunji It\u00f4\/Tonkam): G\u00e9n\u00e9ralement on lit pas tous les jours les bds horrifiques parce qu&rsquo;elles sont souvent bien d\u00e9gueulasses et gores,  mais je connais Spirale presque par coeur. Le visuel est d&rsquo;entr\u00e9e si impressionnant qu&rsquo;il en est inoubliable. En effet les hommes-limaces, le gamin-ressort ou les obsessions des villageois sont tout bonnement traumatisantes. le charme est v\u00e9n\u00e9neux, on est d&rsquo;abord d\u00e9rout\u00e9 par l&rsquo;intrigue principale (les habitants d&rsquo;un village au bord d&rsquo;un lac japonais sont subitement sous l&rsquo;envo\u00fbtement de la spirale) puis on est impressionn\u00e9 par la direction que prend l&rsquo;histoire (des foetus bouffent leurs m\u00e8res, les maisons m\u00eames finissent par prendre la forme d&rsquo;une seule et gigantesque spirale) pour enfin \u00eatre d\u00e9vast\u00e9 par une conclusion aberrante (la vraie nature du village).  A l&rsquo;instar du motif qu&rsquo;il repr\u00e9sente, ce bouquin vous scotche aux pages comme le fait un bon Serge Brussolo. En effet comme dans les romans de ce dernier, les id\u00e9es sont essor\u00e9es jusqu&rsquo;au bout de leurs possibilit\u00e9s. le d\u00e9lire baroque semble \u00eatre sans fin et donne rapidement une sensation de vertige en m\u00eame temps qu&rsquo;une admiration pour un tel d\u00e9ploiement d&rsquo;imagination. Ainsi Spirale loin d&rsquo;\u00eatre une \u00ab\u00a0cro\u00fbte\u00a0\u00bbremplies d&rsquo;effets gratuits nous emm\u00e8ne dans une dimension cauchemardesque \u00e0 la limite de la folie sans oublier une forme d&rsquo;esth\u00e9tique fouill\u00e9e rappelant parfois les vieilles planches d&rsquo;anatomies de la renaissance. Laissez vous perdre par la spirale! Une r\u00e9plique: <em>S&rsquo;appercevant que ses empreintes digitales \u00e9taient des spirales, elle se taillada les doigts!<\/em><br \/>\nADELE BLANC-SEC (Jacques Tardi\/Casterman): Jacques Tardi incarne deux choses pour moi. D&rsquo;abord Paris, et oui Tardi est le Robert Doisneau de la bande dessin\u00e9e. il peint un Paris se documentant tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment afin de lui donner une dimension myst\u00e9rieuse, populaire et incroyablement vivante. Que ce soit Dans Nestor Burma, Le Cri du peuple ou encore ici, la capitale devient un personnage \u00e0 part enti\u00e8re, presque la narratrice&#8230; Enfin, Tardi c&rsquo;est l&rsquo;anarchisme revenu \u00e0 sa source premi\u00e8re. Un r\u00e9volte contre ce qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli pour nous pour finalement nous apporter que de la douleur. une col\u00e8re contre tous ces v\u00e9hicules de haines que sont l&rsquo;\u00c9tat, la religion, et l&rsquo;arm\u00e9e qui les d\u00e9fend. Souvenez vous du jour le plus important de votre adolescence. Celui o\u00f9 vous avez compris que vos parents nous vous \u00e9duquaient pas pour influer sur la soci\u00e9t\u00e9, mais afin que vous puissiez prendre leur fardeau de leurs \u00e9paules \u00e9puis\u00e9es et vous \u00e9reinter \u00e0 votre tour face \u00e0 ce monstre sans visage qu&rsquo;est l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me humain. C&rsquo;est s\u00fbr je m&#8217;emporte parce qu&rsquo;Ad\u00e8le Blanc-sec ne contient tout \u00e7a qu&rsquo;en filigranne dans une grande histoire parisienne un peu absurde aux parfums \u00ab\u00a0Steampunk\u00a0\u00bb avant l&rsquo;heure. Ad\u00e8le est \u00e9crivain et impliqu\u00e9e  dans son \u00e9poque, ce qui lui faire rencontrer tout un tas de savants fous, d&rsquo;hommes singes romantiques, de com\u00e9diennes acari\u00e2tres, des flics ripoux et m\u00eame une momie \u00e9gyptienne protectrice. Cet univers fourre tout du d\u00e9but de XXi\u00e8me si\u00e8cle est fort distrayant compl\u00e8tement personnel et demeure un ovni tout \u00e0 fait abordable de par son parti pris populaire. un r\u00e9gal pour les esprits avides de libert\u00e9s&#8230;. Une r\u00e9plique: <em>On m&rsquo;a appris que les am\u00e9ricains n&rsquo;\u00e9taient que des gardiens de vaches&#8230;\u00c9tant donn\u00e9 que les fran\u00e7ais sont des veaux, ils ont d\u00e9sign\u00e9s leurs ma\u00eetres<\/em>. (Le noy\u00e9 \u00e0 deux t\u00eates)<br \/>\nCOMMANCHE (Greg-Hermann\/Le Lombard): Bizarrement dans le domaine du Western ce ne sont pas les ricains qui tiennent la palme des meilleures bd. en effet ils ne peuvent s&#8217;emp\u00eacher d&rsquo;y coller des justiciers masqu\u00e9s ce qui d\u00e9nature le sujet, les japonais n&rsquo;en parlons pas. En revanche les ann\u00e9es soixante\/soixante-dix virent la naissance de plusieurs bandes \u00e9crites par des fanboys nourris pendant leurs enfances aux John Wayne.  Parmi eux on a coutume de garder Blueberry pour m\u00e9moire comme si l&rsquo;arbre pouvait cacher la for\u00eat. Pour ma part je pr\u00e9f\u00e8re de loin les aventures de Red Dust parce que j&rsquo;ai toujours ador\u00e9 les histoires de pistol\u00e9ros en cache poussi\u00e8re. Red dust est une ancienne \u00ab\u00a0g\u00e2chette\u00a0\u00bb reconvertie en bon contrema\u00eetre du ranch\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0triple six\u00a0\u00bb sous la r\u00e9gence de la propri\u00e9taire Commanche en question. Ils vont avoir affaire \u00e0 des bandes organis\u00e9es, des rebellions indiennes, avocats v\u00e9reux et autres personnages pittoresques du grand Ouest. Greg le dialoguiste multifacette (Achile Talon) fait briller la bagout des desperados dont les trognes sont superbement croqu\u00e9es par un Hermann en perp\u00e9tuel progr\u00e8s. Les intrigues souvent fluides et concises sont autant de petits films dignes de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or du Western et atteignent un sommet dans le huis clos d&rsquo;une ville assi\u00e9g\u00e9e par des tueurs qui se feront descendre par un commando de sh\u00e9rifs dont fait parti Dust (Les Sh\u00e9rifs).  Une r\u00e9plique: <em>L&rsquo;homme qui place des cartes en ch\u00e2teau avec cettre pr\u00e9cision l\u00e0 ne s&rsquo;amuse pas. Je parie que vous l&rsquo;avez souvent vu s&rsquo;y livrer, \u00e0 l&rsquo;un des meilleurs exercices des \u00ab\u00a0pistoleros\u00a0\u00bb mexicains! <\/em>(Le doigt du diable)<br \/>\nLES INNOMABLES ( Yann-Conrad\/Dargaud): Pas de publicit\u00e9 mensong\u00e8re pour cette s\u00e9rie. les personnages n&rsquo;ont aucune morale (\u00e0 peine Mac et encore&#8230;) et \u00e7a fait du bien. L&rsquo;histoire est \u00e9trange: Mac est un gros prox\u00e9n\u00e8te \u00e0 hong-kong fier de son bide, il a pour ami Tim, un nain roux d\u00e9bile et assez violent et Tony philosophe cynique et misogyne. en 1949 en plein d\u00e9b\u00e2cle colonisatrice et r\u00e9volution communiste, Mac  au cours de ses traffics va tomber amoureux d&rsquo;Alix espionne chinoise \u00e0 la solde de Mao. Il va attirer toutes sorte d&rsquo;ennemis sur lui et sur sa promise qui attise la haine de la maquerelle des \u00ab\u00a0h\u00f4tesses\u00a0\u00bb du \u00ab\u00a0claque\u00a0\u00bb de Mac. Un tueur japonais pervers va aussi les poursuivre et laisser de cadavres un peu partout. Malgr\u00e9 cela, la multiplicit\u00e9 des personnages et de leurs histoires secondaires rendent le tout malheureusement assez confus. s&rsquo;en d\u00e9gage alors le ton politiquement incorrect, qui tout en incitant au voyage en pr\u00e9sentant un creuset de populations, donne un cot\u00e9 pile aux Cortos et aux Tintins auxquels nous \u00e9tions jusque l\u00e0 habitu\u00e9s. Avec un autre genre de graphisme, Les innommables n&rsquo;auraient pas d\u00e9tonn\u00e9 dans le catalogue Vertigo aux cot\u00e9s de Preacher. Le cot\u00e9 am\u00e9ricain \u00e9galement pr\u00e9sent dans le d\u00e9coupage des sc\u00e8nes d&rsquo;actions a jadis \u00e9t\u00e9 flagrant sur les anciennes couvertures pleines de slogans ou d&rsquo;effets d&rsquo;annonce (Album en odorama, huit cases puantes ou encore: Deux fins pour cet album, une triste, une heureuse). Bref un ovni au pays de Spirou et un d\u00e9lice pour sales gosses. Une r\u00e9plique: <em>Sniff c&rsquo;est parce que je suis n\u00e8gre que Bouddha est contre moi. <\/em><br \/>\nSODA (Philippe Tome-Warnants-Bruno Gazzotti\/Dupuis): Pour pr\u00e9server la sant\u00e9 pr\u00e9caire de sa m\u00e8re cardiaque, un filc new-yorkais tendance Clint Eastwood se fait passer aupr\u00e8s d&rsquo;elle pour un paisible pasteur. Sur ce concept de base assez rigolo, Soda va donc en compagnie souvent de la jolie fliquette Tcha\u00efkowski r\u00e8gler des enqu\u00eates ploici\u00e8res muscl\u00e9es et pour a plupart assez glauques. Les rhytmes sont assez infernaux et tr\u00e8s nerveux et font penser \u00e0 certains thrillers urbains comme les Dirty Harry<em>. <\/em>Comme quoi on peut raconter ce qu&rsquo;on eut avec un graphisme \u00e0 la Franquin. un vrai pide de nez aux oeuvres orthonorm\u00e9es. Parce que, il faut l&rsquo;avouer Soda est vachement mieux racont\u00e9e que la moyenne des bd polici\u00e8re sur le march\u00e9 et le talent de Tom\u00e9 explose litt\u00e9ralement. Chaque tome autoconclusif a la structure d&rsquo;un petit film d&rsquo;un \u00e9pisode d&rsquo;une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9. La vision de New York, les nombreux personnages secondaires et les situatons cocasses qu&rsquo;ils occasionnent, offrent une \u00e9paisseur venant contrebalancer le cot\u00e9 sombre et sordide des \u00e9nigmes. Les dialogues sans ostentation font mouche \u00e0 chaque fois et ach\u00e8vent de rendre chaque tome comme un petit bijou tr\u00e8s fignol\u00e9. La lecture est donc un vrai plaisir comme peu de s\u00e9ries peuvent l&rsquo;offrir avec un standard de qualit\u00e9 \u00e9l\u00e9v\u00e9 et r\u00e9gulier. Soda est m\u00e9connu il faut rem\u00e9dier \u00e0 cela. une r\u00e9plique: <em>Vous connaissez la diff\u00e9rence entre un pro et un amateur, mister M&#8230;? Les amateurs ne travaillent pas seulement pour de l&rsquo;argent. (Coup de feu) <\/em>. Dans Tuez en paix.<br \/>\nULTIMATE SPIDER-MAN (Brian Bendis-Mark Bagley\/Panini): Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un super-h\u00e9ros? c&rsquo;est un gamin qui apr\u00e8s une experience traumatisante se retrouve affubl\u00e9 de super-pouvoirs extraordinaires. Il d\u00e9cide d&rsquo;en faire usage pour le bien de l&rsquo;humanit\u00e9 d&rsquo;aider la justice. Spider-Man est tout cela. Si on y r\u00e9fl\u00e9chit ce concept est r\u00e9volutionnaire. Les responsables de Marvel le savent et ont mis les petits plats dans les grands quand il s&rsquo;est agit de refaire une s\u00e9rie pour de nouveaux lecteurs. N\u00e9c\u00e9ssaire? Absolument pas mais terriblement jouissif. En effet Brian Bendis et Mark Bagley sont deux ouvriers conciencieux de leur travail. Ils ont r\u00e9ussi \u00e0 rester longtemps et \u00e0 donner au titre une stabilit\u00e9 qu&rsquo;on ne pensait plus possible dans les comics d&rsquo;aujourd\u00a0\u00bbhui (Ils ont battu le record de Lee\/Kirby sur Fantastic Four de 102 \u00e9pisodes d&rsquo;affil\u00e9). L&rsquo;avantage qu&rsquo;a Bendis sur ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;imporvise pas et il peut m\u00e9nager ses effets tr\u00e8s longtemps \u00e0 l&rsquo;avance. Et puis avouons le, \u00ab\u00a0Ultimate\u00a0\u00bb est bien mieux \u00e9crit que l&rsquo;original et m\u00eame avec tout le respect que nous lui devons. Le plaisr de lecture est immense, les situations souvent tr\u00e8s fun, et les dialogues savoureux. Tr\u00e8s loin de trahir l&rsquo;esprit d&rsquo;origine, \u00ab\u00a0Ultimate\u00a0\u00bb r\u00e9invente l&rsquo;oncle Ben pour rendre sa mort encore plus chocante pour notre h\u00e9ros, les autres personnages subissent \u00e9galement le m\u00eame traitement de jouvance qui ouvre vraiment la possibilit\u00e9 au plublic non initi\u00e9 \u00e0 la science du comic-book de pouvoir passer le m\u00eame agr\u00e9able moment que les autres, rompus aux univers remplis de mutants. Une r\u00e9plique:  Oncle Ben:  <em>Ton p\u00e8re avait une phlosophie:Ne te sous-estime pas! De grandes choses t&rsquo;arriverons dans la vie Peter. Et elles impliqueront de grandes<\/em> <em>Responsabilit\u00e9s, tu comprends?<\/em> Peter:  <em>S&rsquo;il \u00e9tait si fut\u00e9&#8230;Alors O\u00f9 est-ce qu&rsquo;il est ?!<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans cette liste se rangent les albums ou s\u00e9ries que je lis volontiers de bon coeur avec un plaisir toujours renouvel\u00e9. Ils ne sont pas r\u00e9volutionnaires mais poss\u00e8dent g\u00e9n\u00e9ralement une solide qualit\u00e9 graphique et une narration carr\u00e9e. G\u00e9n\u00e9ralement \u00e7a ne suffit pas pour obtenir un prix dans quelque festival que ce soit, alors j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1791,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-83","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-dossiers-bd"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=83"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/83\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1791"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=83"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=83"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=83"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}