{"id":818,"date":"2011-10-29T20:15:47","date_gmt":"2011-10-29T18:15:47","guid":{"rendered":"http:\/\/www.masog.net\/?p=818"},"modified":"2011-10-29T20:15:47","modified_gmt":"2011-10-29T18:15:47","slug":"masog-ze-dossier-rock-nroll-part-oneze-traumas","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/masog.net\/wordpress\/2011\/10\/29\/masog-ze-dossier-rock-nroll-part-oneze-traumas\/","title":{"rendered":"MASOG: ZE DOSSIER ROCK N&rsquo;ROLL PART ONE:ZE TRAUMAS"},"content":{"rendered":"<p>Je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 dit quelque part, je voulais faire de du studio <strong>Masog<\/strong>, un groupe de rock en bd.  Pourquoi? Parce que je ne joue pas de guitare, que je chante comme Renaud maintenant,  et que le seul point commun que je puisse avoir avec Beethoven, ce sont les oreilles. Masog ferait du rock avec des plumes et des feutres. Pourquoi du rock ? Parce que c&rsquo;est important pour moi. Aussi vais-je \u00e0 ce jour entamer un grand dossier sur les 50 disques que j&#8217;emporterais avec moi sur l&rsquo;autoroute de l&rsquo;enfer baby. Yeah!<br \/>\n<br \/>\n<strong>PART 1: LES TRAUMAS<\/strong><br \/>\n<br \/>\n<strong>HUBERT FELIX THIEFAINE: AUTORISATION DE DELIRER STE 505<\/strong><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/41THW3TPS3L._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><br \/>\nQuand j&rsquo;avais 5 ans, le monde \u00e9tait merveilleux car on pouvait acheter trois ou quatre vinyles de <strong>Thi\u00e9faine<\/strong> pour 50 balles (des francs pas des euros, on s&rsquo;est compris). Mon oncle sur une guitare pourrie chante <em><span style=\"color: #800080\">la vierge au dodge 51<\/span>  <\/em>avec sa copine de l&rsquo;\u00e9poque. C&rsquo;est le coup de foudre, des paroles d\u00e9lirantes et insens\u00e9es, un humour corrosif et une langue incroyable font de cet album une p\u00e9pite compl\u00e8tement folle. De la premi\u00e8re chanson sorte de d\u00e9lirium\/jeu\/farce hyst\u00e9rique, on passe rapidement sur un blues\/tango de <span style=\"color: #800080\"><em>La m\u00f4me Kal\u00e9idoscope <\/em><\/span>qui nous narre de fa\u00e7on rigolarde mais n\u00e9anmoins cynique la d\u00e9ch\u00e9ance d&rsquo;une prostitu\u00e9e constatant la d\u00e9cadence de son milieu sordide. Et puis \u00e7a continue dans une sarabande tordue entre la joie et le n\u00e9ant redout\u00e9 avec <span style=\"color: #800080\"><em>Les variations autour du complexe d&rsquo;Icare<\/em>, <em>La queue <\/em>ou encore <em>L&rsquo;homme politique, le rollmops et la cuve \u00e0 mazout <\/em><\/span>dont l&rsquo;atmosph\u00e8re pesante de Western urbain diss\u00e8que le mental d&rsquo;un gars qui m\u00e8ne une campagne \u00e9lectorale. Et cela toujours rempli d&rsquo;images fortes (T&rsquo;immoles pour nous Iphig\u00e9nie&#8230;L&rsquo;orgue \u00e0 r\u00e9demption). Enfin <span style=\"color: #800080\"><em>Aligator 427 <\/em><\/span>d\u00e9molit la course au nucl\u00e9aire dans un formidable cauchemar auditif empli d&rsquo;arrangements colossaux de<strong> Tony Carbonare<\/strong>. Les images hallucin\u00e9es font froid dans le dos :<em>Je vois les vampires sortir de leurs cercueils venir saluer les anges nucl\u00e9aires- Le monde est aux fant\u00f4mes, aux hy\u00e8nes et aux vautours- Moi  je vous dis bravo et vive la Mort<\/em>!). Un concentr\u00e9 o\u00f9 l&rsquo;animal d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, encore pi\u00e9g\u00e9 dans ses habits de clown hurle sa schizophr\u00e9nie. G\u00e9nial, Imparable et d\u00e9finitif.<br \/>\nA D\u00e9faut: <strong>Tout corps vivant branch\u00e9 sur le secteur, \u00e9tant appel\u00e9 \u00e0 s&rsquo;\u00e9mouvoir d&rsquo;Hubert felix Thi\u00e9faine<\/strong>.<br \/>\n<br \/>\n<strong>RENAUD: LE RETOUR DE GERARD LAMBERT<\/strong><br \/>\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/5119lF7QoeL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><br \/>\nPremi\u00e8re moiti\u00e9 des ann\u00e9es 80, <strong>Renaud<\/strong> faisait album par album une ascension incroyable. Dans ce disque qui pourrait servir de bande-son aux Bds de Margerin, le chanteur a bien du mal \u00e0 cacher que jouer les banlieusards ne l&rsquo;int\u00e9resse plus. Bien s\u00fbr ses messages sont toujours pr\u00e9sents (<em><span style=\"color: #800080\">Etudiants, poil aux dents-Banlieue rouge<\/span><\/em>) mais font place \u00e0 la chronique douce am\u00e8re et souvent humoristique du quotidien. Il trouve dans cette forme d&rsquo;expression, une maturit\u00e9 o\u00f9 s&rsquo;\u00e9panouit son talent de Po\u00e8te. Car le voil\u00e0 le talent qu&rsquo;on aurait beau jeu d&rsquo;ignorer. Renaud sait \u00e9crire et faire vivre ses personnages. La quinquag\u00e9naire de <em><span style=\"color: #800080\">Banlieue rouge <\/span><\/em>sort du disque le temps de qautre couplets. Le <em>\u00ab\u00a0beauf\u00a0\u00bb<\/em> est criant de v\u00e9rit\u00e9 (ici la caricature sert \u00e0 brosser un comportement g\u00e9n\u00e9ral) Le pitoyable <em><span style=\"color: #800080\">Manu<\/span><\/em> exista sur chaque comptoir de chaque caf\u00e9. Le Grand p\u00e8re <span style=\"color: #800080\"><em>Oscar <\/em><\/span>magnifique est partag\u00e9 par des milliers de \u00ab\u00a0petits-enfants\u00a0\u00bb (<em>Dans son bleu de travail, il me faisait r\u00eaver<\/em>&#8230;). Oscar content \u00e9galement la meilleure phrase sur le Nord. (<em>Il \u00e9tait du pays, o\u00f9 habite la pluie, o\u00f9 quand il fait beau, c&rsquo;t un mauvais pr\u00e9sage, c&rsquo;est qu&rsquo;il va pleuvoir, c&rsquo;est qu&rsquo;il va faire gris: il \u00e9tait ch&rsquo;timi jusqu&rsquo;au bout des nuages<\/em>). Pass\u00e9s les portraits, l&rsquo;album contient tout un r\u00e9giment de chansons rigolotes comme <em><span style=\"color: #800080\">Le P\u00e8re no\u00ebl Noir<\/span><\/em>, <em>J&rsquo;ai rat\u00e9 le t\u00e9l\u00e9-foot <\/em>ou La chanson titre qui sont toutes autant de comptines destin\u00e9es  je crois bien \u00e0 une petite fille avec qui il voudrait partager cet esprit corrosif et canaille. Finalement <span style=\"color: #800080\"><em>Etudiants-poil aux dents fait pal\u00f4te <\/em><\/span>face \u00e0 <em>Hexagone<\/em>, <em>Les charognards<\/em> ou m\u00eame par la suite <em>Miss maggie <\/em>ou <em>Trois matelots<\/em>. Ovni l\u00e0 dedans, <em><span style=\"color: #800080\">Soleil immonde<\/span><\/em>, chanson d&rsquo;amour d\u00e9\u00e7ue \u00e9crite par <strong>Coluche<\/strong> o\u00f9 fleurent bon les images am\u00e8res (<em>je ne me voie d\u00e9j\u00e0 plus sur les photos<\/em>). Si je retiens cet album, c&rsquo;est que j&rsquo;ai toujours au fond de mon coeur, un gamin qui glapit:<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>Etudiant en que-dalle<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em> tu glandes dans les facult\u00e9s<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>t&rsquo;as jamais lu le \u00ab\u00a0Capital\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>mais y&rsquo;a longtemps que t&rsquo;as pig\u00e9<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>qu&rsquo;il faut jamais travailler<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>et jamais marcher au pas<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>qu&rsquo;leur culture nous fait gerber<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>qu&rsquo;on veut pas finir loufiat<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>au service de cet Etat <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>de cette soci\u00e9t\u00e9 rouill\u00e9e<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>que les \u00e9tudiants respectables<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>esp\u00e8rent un jour diriger<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>en trainant dans leurs cartables<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><em>la connerie de leurs ain\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut: <strong>Mistral gagnant <\/strong>par <strong>Renaud.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>THE BEATLES: REVOLVER<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/61I5KdinQlL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-823\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/61I5KdinQlL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Bon, apr\u00e8s ces amuse-bouches, voil\u00e0 le plat principal. Sans doute le disque le plus magique de tous les temps. Si si, ils vont l&rsquo;inscrire dans la constitution. L&rsquo;album qui va s\u00fbrement casser en deux la carri\u00e8re du groupe et le faire entrer au panth\u00e9on des groupes les plus marquants du si\u00e8cle. Ca commence de fa\u00e7on d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s \u00e9trange en ayant un d\u00e9compte fait par un catharreux. S&rsquo;en suit le rythme syncop\u00e9 hypnotique de <span style=\"color: #800080\"><em>Taxman<\/em><\/span>, chanson dont la structure bouscule les sch\u00e9mas pop habituelles. Le sublime <span style=\"color: #800080\"><em>Eleanor Rigby <\/em><\/span>viendra un peu calmer les choses encore que le texte fait \u00e9tat d&rsquo;une \u00e9criture touchante sur une pauvre dame solitaire dont personne ne viendra visiter la tombe. Plus loin, <span style=\"color: #800080\"><em>Love you <\/em>to <\/span>viendra d\u00e9finitivement enfoncer le clou avec ses arrangements indiens. 1966, le monde de la musique change et sous l&rsquo;impulsion des <strong>Beatles<\/strong>, toujours \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt d&rsquo;innovations, passe \u00e0 la vitesse superieure, incarn\u00e9e par cet album. Arrangements orientaux, bandes \u00e0 l&rsquo;envers (<span style=\"color: #800080\"> <em>I&rsquo;m only sleeping<\/em><\/span>) en boucles (<span style=\"color: #800080\"><em>Tomorrow never knows<\/em><\/span>)bruitages (<span style=\"color: #800080\"><em>Yellow submarine<\/em><\/span>) instruments inhabituels comme le cor dans <span style=\"color: #800080\"><em>For no one<\/em><\/span>, tout est neuf, diablement bien trouv\u00e9 et inscrit aujourd&rsquo;hui dans l&rsquo;Histoire. Les th\u00e8mes abord\u00e9s sont aux antipodes des codes des chansons d&rsquo;amour de l&rsquo;\u00e9poque (on y trouve la solitude, l&rsquo;\u00e9go\u00efsme, un sermon quasi Lama\u00efste, une comptine, les imp\u00f4ts, la mort). la chute (<span style=\"color: #800080\"><em>Tomorrow never Knows<\/em><\/span>)toute aussi fi\u00e9vreuse et hypnotique  que l&rsquo;intro fait de <strong>Revolver<\/strong> un objet coh\u00e9rent, compact racontant presque une histoire et l&rsquo;exemple d&rsquo;une \u00e9poque o\u00f9 un album n&rsquo;\u00e9tait pas une simple suite de chansons et de tubes. Il marque ausi un renversement en douceur de l&rsquo;implication de ses auteurs, <strong>Mac Cartney <\/strong>signant pour la premi\u00e8re fois plus de chansons que <strong>Lennon<\/strong>, et l&rsquo;arriv\u00e9e en force de <strong>George Harrisson <\/strong>en tant que compositeur en casant pas moins de trois chansons qui ne d\u00e9m\u00e9ritent pas. A partir de l\u00e0 <strong>John<\/strong> laissera de plus en plus le Navire <strong>Beatles<\/strong> \u00e0<strong> Paul <\/strong>et ne viendra plus que lorsqu&rsquo;il sera travers\u00e9 par un \u00e9clair de g\u00e9nie, laissant aux autres le soin de tenir la baraque trop emp\u00eatr\u00e9 qu&rsquo;il est avec ses addictions.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut: <strong>Rubber soul <\/strong>par <strong>The Beatles<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>THE BEATLES: WITH THE BEATLES<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/41DjG69tLrL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-824\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/41DjG69tLrL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Mais il me faut faire preuve de sinc\u00e9rit\u00e9, l&rsquo;album du groupe que je pr\u00e9f\u00e9rais \u00e9tant gamin c&rsquo;\u00e9tait celui l\u00e0: <strong>With the Beatles<\/strong>. Le m\u00e9connu, \u00ab\u00a0l&rsquo;hyper sixties\u00a0\u00bb, le disque des d\u00e9buts avec UNE chanson connue \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur (<span style=\"color: #800080\"><em>All my Loving<\/em><\/span>). Enfin une chanson sign\u00e9e <strong>Lennon\/Mac cartney<\/strong>, parce qu&rsquo;il y a plein de tubes de l&rsquo;\u00e9poque dedans. Plein de reprises comme on avait l&rsquo;habitude de le faire en ce temps l\u00e0. Le groupe \u00e0 ce moment l\u00e0 s&rsquo;abreuvait v\u00e9ritablement de soul et de Motown. La musique noire am\u00e9ricaine a toujours \u00e9t\u00e9 un influence sur eux, mais elle se d\u00e9voile au grand jour dans ce disque avec une cover des <strong>Marvelettes<\/strong> (<span style=\"color: #800080\"><em>Please Mr Postman<\/em><\/span>), une de <strong>Smokey Robinson <\/strong>(<em><span style=\"color: #800080\">You really got a hold on me<\/span><\/em>) ou de <strong>The Donays <\/strong>(<span style=\"color: #800080\"><em>Devil in her heart<\/em><\/span>) et m\u00eame une sorte de pastiche personnel (<span style=\"color: #800080\"><em>All I&rsquo;ve got to do<\/em><\/span>). Le reste fera ob\u00e9dience \u00e0 leurs racines Rock n&rsquo;roll avec du <strong>Chuck Berry <\/strong>(<span style=\"color: #800080\"><em>Roll Over Beethoven<\/em><\/span>) et du <strong>Barett Strong <\/strong>(<span style=\"color: #800080\">Mone<em>y<\/em><\/span>) et leurs propres compos sont \u00ab\u00a0punchy\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;image <em>d&rsquo;<span style=\"color: #800080\">It won&rsquo;t be long <\/span><\/em>leur tube rat\u00e9, <span style=\"color: #800080\"><em>Little child <\/em><\/span>ou <em><span style=\"color: #800080\">Not a second time<\/span>, <\/em>petites perles d&rsquo;un collier certes moins en vu que le reste de la collection mais tout aussi pr\u00e9cieux \u00e0 mes yeux.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut: <strong>The Beatles for sale <\/strong>par <strong>The Beatles<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>ACCEPT : HUNGRY YEARS<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51sqeyBfNzL._SL500_AA300_11-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-826\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51sqeyBfNzL._SL500_AA300_11-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Sweet memories&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Je me souviens encore de ce soir o\u00f9 frapp\u00e9 par une r\u00e9v\u00e9lation de type \u00e9vang\u00e9lique, Flo d\u00e9barqua en me disant qu&rsquo;une chanson extraordinaire, UN SPEED furieux allait passer \u00e0 la radio. C&rsquo;\u00e9tait pas tous les jours, alors nous nous tassions devant le poste radio mono dans l&rsquo;attente, TROIS, DEUX ,UN &#8230;.une chanson folk horriblement d\u00e9chir\u00e9e par un cri inhumain et voil\u00e0 la col\u00e8re des cieux s&rsquo;abattant sur nous. Un rythme \u00e0 100 \u00e0 l&rsquo;heure une voix diabolique, une rugissement et un refrain accrocheur \u00e0 chanter en choeur et ce putain de solo de guitare assassin. C&rsquo;\u00e9tait <span style=\"color: #800080\"><em>FAST <\/em><\/span><em> <\/em><span style=\"color: #800080\"><em>AS A SHARK<\/em><\/span>, j&rsquo;esp\u00e8re que vous avez surv\u00e9cu les gars. D\u00e8s lors, ce f\u00fbt la qu\u00eate pour trouver un disque o\u00f9 il figurait. Incroyablement omis dans le <em> \u00ab Best Of \u00bb<\/em> et <em>Restless and wild <\/em>(l&rsquo;album) \u00e9tant introuvable, je finis par d\u00e9nicher cette rondelle (qui troue la tienne) en cassette (vous vous souvenez du bioxyde de chrome?) . Neuf titres, neuf p\u00e9pites de Heavy Metal, celui qu&rsquo;on appellera plus tard Heavy metal allemand ou True metal pour faire moins schleuh&#8230;. A noter d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;Hungry Years fut remix\u00e9 par <strong>Bob Ludwig <\/strong>afin de lui donner un son plus <strong>\u00ab\u00a0Accept<\/strong>\u00a0\u00bb \u00e0 un groupe qui se cherchait encore derri\u00e8re <strong>Scorpions<\/strong> et <strong>Judas Priest<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ce disque est pour moi, mon second acte de naissance, Commen\u00e7ant par <em>Fast<\/em>&#8230;, enchain\u00e9 par <em>Breaker<\/em> (un autre Speed) <em>Restless and Wild <\/em>et son rythme de galop, soutenu plus tard par <em>Midnight highway, Burninig <\/em><span style=\"color: #000000\">sorte de boogie aux anabolisants<\/span> et <em>I&rsquo;m a rebell<\/em><span style=\"color: #000000\">  (quasi seule chanson \u00e0 ne pas avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9crite par le groupe et destin\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine \u00e0 <strong>AC\/DC<\/strong>). Seule la ballade <em>The King <\/em>viendra mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes. Cette compilation se<\/span> conclut par ce morceau d&rsquo;anthologie qu&rsquo;est <em><span style=\"color: #800080\">Princess of the Dawn<\/span><\/em>, long, sombre, enlumin\u00e9 par des guitares a\u00e9riennes. Le solo raconte \u00e0 lui seul l&rsquo;histoire de la chanson (sorte de fresque arthurienne) et lorsque nous planons bien au dessus du sol avec les dragons&#8230; Ca s&rsquo;arr\u00eate clac fini&#8230; \u00e0 jamais frustr\u00e9 et rageux&#8230;on remet le disque NA!<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut <strong>Restless and wild <\/strong>par <strong>Accept.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>HELLOWEEN: THE KEEPER OF THE SEVEN KEYS (PART 1)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/4104KT975EL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-827\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/4104KT975EL._SL500_AA300_1-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Toujours dans le but de pouvoir prolonger le grand moment qu&rsquo;\u00e9tait <em>Fast as a shark<\/em>, nous recherchions avidement quelle serait la prochaine sensation \u00ab\u00a0speed\u00a0\u00bb. Aussi v\u00eent-il \u00e0 nos oreilles qu\u2019un groupe en avait fait sa sp\u00e9cialit\u00e9. <strong>Helloween<\/strong> men\u00e9 par l&rsquo;aigle bic\u00e9pahle <strong>Weikath<\/strong>\/<strong>Hansen<\/strong> connut une gloire fulgurante en cette fin de d\u00e9c\u00e9nnie 80, avant d&rsquo;exploser dans une grande guerre des \u00e9gos (qui joue le plus vite sans doute?). Ayant fait la r\u00e9cente acquisistion d&rsquo;un chanteur de type <strong>Farinelli <\/strong>en la personne de <strong>Michael Kiske<\/strong>, le groupe signa ce qui deviendra la \u00ab\u00a0table de la loi\u00a0\u00bb des albums du genre, auquel se r\u00e9f\u00e8rent encore tous les <strong>Edguy<\/strong>, <strong>Stratovariu<\/strong>s, <strong>Hammerfall<\/strong> ou <strong>X-Japan <\/strong>de la plan\u00e8te. <strong>The Keeper of the seven keys <\/strong>entame par un air de western pour encha\u00eener avec ce qu&rsquo;on attends: le gros speed <span style=\"color: #800080\"><em>I&rsquo;m alive <\/em><\/span>et son solo duo de guitares incroyable. Une remarque \u00e0 faire, c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agit de \u00ab\u00a0speed m\u00e9lodique\u00a0\u00bb avec de grandes influences classiques ( <strong>Hansen<\/strong> r\u00e9cite souvent sur sc\u00e8ne une phrase musicale de <strong>Tcha\u00efkowski<\/strong> issue de <em>Casse noisette <\/em>) ainsi que d&rsquo;\u00e9normes r\u00e9ferences aux grands progressifs des seventies. Tout cet \u00ab\u00a0h\u00e9ritage\u00a0\u00bb musical allant de <strong>Strauss<\/strong> \u00e0 <strong>Judas Priest<\/strong>, de <strong>Queen<\/strong> \u00e0 <strong>Marillon<\/strong> et D&rsquo;<strong>Accept<\/strong> \u00e0 <strong>Iron Maiden <\/strong>explosent dans des morceaux comme <em><span style=\"color: #800080\">Twilight of the Gods <\/span><\/em>ou le quasi parfait <span style=\"color: #800080\"><em>Halloween<\/em><\/span> qui nous sert plusieurs \u00ab\u00a0mouvements\u00a0\u00bb dans une gigantesque chevauch\u00e9e \u00e9pique de pr\u00e8s d&rsquo;un quart d&rsquo;heure. Et parvenir \u00e0 tenir l&rsquo;haleine de l&rsquo;auditeur sur cette dur\u00e9e n&rsquo;est pas si \u00e9vident. Jusque l\u00e0 seul <strong>Maiden<\/strong> y \u00e9tait parvenu avec son adaptation de \u00ab<em>la ballade du vieux marinier<\/em>\u00bb. Depuis\u2026 m\u00eame les concern\u00e9s s&rsquo;y sont cass\u00e9 les dents.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Bref un album incontournable pour qui aime le heavy metal \u00e0 l&rsquo;europ\u00e9enne. Ajourd&rsquo;hui la sc\u00e8ne domin\u00e9e par les groupes d&rsquo;Op\u00e9ra metal \u00e0 la <strong>Nightwish <\/strong>et consorts ont s\u00fbrement potass\u00e9 cet opus mais il semble que l&rsquo;oubli gagne la g\u00e9n\u00e9ration mp3 noy\u00e9e qu&rsquo;elle est sous la masse de groupes identiques .<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut: <span style=\"color: #000000\"><strong>The walls of jericho <\/strong><\/span>par <span style=\"color: #800080\"><strong><span style=\"color: #000000\">Helloween<\/span><\/strong>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"> <strong>SCORPIONS: TOKYO TAPES <\/strong><\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-828\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51siUDaIPxL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Au milieu des ann\u00e9es 80, la valeur montante du hard rock international fut sans doute <strong>Scorpions<\/strong>. Propuls\u00e9s par le succ\u00e9s de Still loving you, soutenant un album incroyable (Love at first sting), le groupe commen\u00e7ait \u00e0 remplir les stades de la plan\u00e8te et m\u00eame \u00e0 passer le rideau de fer (tr\u00e8s symbolique pour un groupe allemand \u00e0 cette \u00e9poque). Cet engouement semblait faire oublier la premi\u00e8re partie de carri\u00e8re du groupe durant les ann\u00e9es 70. Un autre style, une autre \u00e9poque et  surtout un autre guitariste, \u00e0 la fois ovni et fils cach\u00e9 de <strong>Jimmy Hendrix<\/strong>, j&rsquo;ai nomm\u00e9: <strong>Ulrich Roth<\/strong> dont les envol\u00e9es lyriques et le doigt\u00e9 magique donnent une gr\u00e2ce hallucin\u00e9e aux morceaux. Sa p\u00e9riode avec <strong>Scorpions<\/strong> atteint son sommet avec ce magnifique double live au Japon (Exercice de style oblig\u00e9 des hardeux du temps du vinyle). Le r\u00e9sultat?  LE Live des seventies, sans h\u00e9siter. Tous les autres font p\u00e2le figure en comparaison. La bonne id\u00e9e est sans doute de nous faire croire \u00e0 un vrai concert dans son int\u00e9gralit\u00e9, rappel compris. L&rsquo;ambiance est d\u00e9j\u00e0 suchauff\u00e9e d\u00e8s l&rsquo;intro de <span style=\"color: #800080\">All night long <\/span>et son riff de g\u00e9nie. Puis voil\u00e0 une salve de titres de l&rsquo;album Virgin Killer (<span style=\"color: #800080\">Pictured Life<\/span>, <span style=\"color: #800080\">Backstage queen<\/span> et le fabuleux <span style=\"color: #800080\">Polar nights<\/span>). Dans des interpr\u00e9tations imp\u00e9ccables, c&rsquo;est un vrai d\u00e9luge de hits et de classiques ( <span style=\"color: #800080\">Fly to the rainbow<\/span>, <span style=\"color: #800080\">Steamrock fever<\/span>, <span style=\"color: #800080\">Dark Lady<\/span>, <span style=\"color: #800080\">Speedy&rsquo;s coming,  <\/span>In trance et tout \u00e7a avant <em>Black out<\/em>). L&rsquo;astuce de cette galette, c&rsquo;est de ne pas vieillir. Les concerts de l&rsquo;\u00e9poque sont souvent bas\u00e9s sur les impros \u00e0 rallonge qui  peinent parfois ajourd&rsquo;hui \u00e0 passionner pour qui n&rsquo;a pas connu l&rsquo;\u00e9poque des soli de 20 minutes. Pour autant nous sommes loin de la r\u00e9p\u00e9tition des disques studios. Non, une vraie chaleur et une vraie \u00e9motion d\u00e9gagent de la voix de <strong>Klaus Meine <\/strong>et lorsqu&rsquo;il se met \u00e0 entonner<span style=\"color: #800080\"><em> Kojo no tsuki<\/em><\/span>, une chanson japonaise, le groupe atteint une rare communion avec son public. M\u00eame ceux qui n&rsquo;aiment pas le hard ont \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9s par ce passage. Sans doute un des plus beaux lives publi\u00e9 \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut: <strong>Made in Japan <\/strong>par <strong>Deep Purple<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>SCORPIONS: IN TRANCE<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51R5NgLer1L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-829\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51R5NgLer1L__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ce qui m&rsquo;am\u00e8ne directement au disque phare de cette p\u00e9riode du groupe appel\u00e9 par d&rsquo;aucuns: L&rsquo;\u00e8re <strong>Ulrich Roth<\/strong>. Nous l&rsquo;avons d\u00e9j\u00e0 dit, ce guitariste baba cool \u00e0 l&rsquo;\u00e9ternel bandana hippie est magique, un vrai Midas de la six corde. Disciple d&rsquo;<strong>Hendrix<\/strong> (On fait pire comme influence), il a \u00e0 coeur de donner des sons impossibles \u00e0 sa gratte. Dans <em>Fly to the Rainbow<\/em>, il imitait l&rsquo;avion, dans <em>Hellcat<\/em>, il miaule et j&rsquo;en passe et des meilleurs. Pourquoi <strong>In trance<\/strong>? parce que c&rsquo;est l&rsquo;acte de naissance du son <strong>Scorpions<\/strong>. Premier album produit par <strong>Dieter Dierks<\/strong>, il appose aux chansons une \u00ab\u00a0tension \u00e9lectrique\u00a0\u00bb qui va radicaliser et compacter  le son pour \u00e9loigner le groupe de ce qu&rsquo;on appelait jadis le Kraut-rock (comme le groupe <strong>Eloy<\/strong> par exemple). Ca d\u00e9marre sur les chapeaux de roues avec <em><span style=\"color: #800080\">Dark Lady<\/span><\/em>, carte de visite indispensable pour la nouvelle direction du combo. Ensuite <span style=\"color: #800080\"><em>In trance <\/em><\/span>la chanson titre qui donnera le \u00ab\u00a0La\u00a0\u00bb des ballades ch\u00e8res \u00e0 la paire compostitrice <strong>Meine<\/strong>\/ <strong>Schenker<\/strong>. Viendront ensuite <span style=\"color: #800080\"><em>Top of the bill <\/em><\/span>et <em><span style=\"color: #800080\">Robot Man <\/span><\/em>pour enfoncer le clou d\u00e9finitivement. Mais s&rsquo;il faut parler des titres \u00e9vidents, on a le devoir de s&rsquo;attarder sur deux fabuleuses compositions de <strong>Roth<\/strong>.  <em><span style=\"color: #800080\">Evening wind <\/span><\/em>d&rsquo;abord, mid tempo, \u00e0 la fois planant, incroyablement classieux aux arrangements fins, soign\u00e9s aux antipodes d&rsquo;un style \u00ab\u00a0pompier\u00a0\u00bb. Une \u00ab\u00a0trance\u00a0\u00bb pour le coup tomb\u00e9e dans les oubliettes jusqu&rsquo;\u00e0 ne figurer sur aucune compilation. L&rsquo;autre est sans doute le seul blues du groupe <em><span style=\"color: #800080\">Sun in my hand <\/span><\/em>notable pour sa guitare qui \u00ab\u00a0b\u00e9gaye\u00a0\u00bb \u00e0 seule fin de nous faire croire que notre disque est ray\u00e9, un jeu qui, du temps du vinyle avait toute sa saveur. Achetez ce disque, \u00e9coutez-le, admirez-le! Il est juste beau.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut: <strong>Virgin Killer <\/strong>par <strong>Scorpions<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>LUDWIG VON 88: HOULALA 2: LA MISSION<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51FTA7JMXBL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-830\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51FTA7JMXBL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Il n&rsquo;y a pas que le hard rock dans la vie, il y a aussi ce bref mouvement de rock post-punk typiquement franchouillard appel\u00e9 l&rsquo;alternatif. Incarn\u00e9 par les <strong>B\u00e9ruriers noi<\/strong>rs, <strong>La Mano negra<\/strong>, <strong>La souris d\u00e9glingu\u00e9e <\/strong>et <strong>Ludwig von 88<\/strong>, ce courant musical fait fi de tout talent de composition (au d\u00e9but) au profit d&rsquo;une \u00e9nergie primitive punk retrouv\u00e9e et d&rsquo;un humour et un second degr\u00e9 assum\u00e9. <strong>Ludwig<\/strong> est sans doute le meilleur repr\u00e9sentant justement de la branche \u00ab\u00a0d\u00e9rision\u00a0\u00bb de l&rsquo;\u00e9poque (1988 si vous voulez le savoir&#8230;). Une fausse bande-annonce de film d&rsquo;action nous met dans le bain tout de suite, rien ne sera s\u00e9rieux (<em>N&rsquo;ayez crainte Oph\u00e9lie, je vais d\u00e9boiser avec mon coupe-ongle<\/em>!).  Les ritournelles rock auront les sujets les plus divers, une \u00f4de au cycliste des ann\u00e9es 50 <strong>Louison bobet <\/strong>(<span style=\"color: #800080\"><em>Louison Bobet forever<\/em><\/span>), un d\u00e9lire sur le man\u00e8ge enchant\u00e9 (de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9ral Ludwig aime d\u00e9tourner les \u00eecones enfantines), les sectes (<em><span style=\"color: #800080\">Les allum\u00e9s KRSNA<\/span><\/em>), les films d&rsquo;horreur (<em><span style=\"color: #800080\">Les blobs attaquent la <\/span><\/em><span style=\"color: #800080\"> <\/span>-comprendre les vacanciers), la chevalerie (<span style=\"color: #800080\"><em>Messire Quentin<\/em><\/span>), la guerre (<em><span style=\"color: #800080\">Mr pif-paf<\/span><\/em>), <strong>Star trek <\/strong>(<span style=\"color: #800080\"><em>Spock around the clock<\/em><\/span>) et autres bouffonneries et trouvailles en tout genre (Une cloche nous signale la fin de la premi\u00e8re face).  J&rsquo;ai beaucoup ri de ce disque, beaucoup r\u00e9cit\u00e9 les bons mots au coll\u00e8ge et ador\u00e9 cet esprit du pastiche, de la raillerie et de l&rsquo;humour de \u00ab\u00a0sale gosse\u00a0\u00bb. Qu&rsquo;en reste t-il aujourd&rsquo;hui? <em><span style=\"color: #800080\">30 millions d&rsquo;amis <\/span><\/em>et <em><span style=\"color: #800080\">Oui-oui et la voiture jaune <\/span><\/em>sont les comptines que je chante \u00e0 ma fille. Transmis directement d&rsquo;un vieux sale gosse \u00e0 une autre. La rel\u00e8ve mes amis, la rel\u00e8ve&#8230; <\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut: <strong>4 beadochons dans le vent <\/strong>par <strong>les Bidochons<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><strong>THE STRANGLERS: THE RAVEN<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><a href=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51psJsND9xL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-831\" src=\"http:\/\/masog.net\/wordpress\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/51psJsND9xL__SL500_AA300_-1-1-1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Les Stranglers est s\u00fbrement le groupe qui m\u00e9riterait le mieux le titre \u00ab\u00a0d&rsquo;illustre inconnu\u00a0\u00bb. Talentueux issus de la sc\u00e8ne punk londonienne de 1976, ils sont parmi les <strong>Sex pistols <\/strong>ou <strong>The Clash <\/strong> les fondateurs d&rsquo;un certain esprit de renouveau rock (certainement les parrains de l&rsquo;imagerie du rat chez les iroquois).  D\u00e8s le d\u00e9but, ils conjuguent les influences des <strong>Kinks<\/strong> et des <strong>Doors<\/strong> (surtout le clavier de <strong>Manzarek<\/strong>), mais ils s\u2019affranchissent rapidement pour trouver en ces temps des premiers bidouillages \u00e9lectroniques une originalit\u00e9 et une patte qu&rsquo;il serait vain de trouver ailleurs encore aujourd&rsquo;hui. <strong>The Raven <\/strong>fut le premier album des \u00ab\u00a0\u00e9trangleurs\u00a0\u00bb que je poss\u00e9dai. Premier morceau, premier chef d&rsquo;oeuvre. La m\u00e9lodie \u00e0 la fois syncop\u00e9e par la basse de <strong>JJ burnell <\/strong>et planante gr\u00e2ce aux claviers de<strong> Greenfield <\/strong>nous fait d\u00e9coller pour un voyage \u00e0 la destination inconnue bas\u00e9e sur des th\u00e8mes nordiques.  Le truc particulier de ce disque est que chaque chanson est un petit bijou \u00e0 la fois sonore (empli de bizarreries) et m\u00e9lodique. Au panth\u00e9on des classiques figurent d\u00e9sormais <em><span style=\"color: #800080\">Duchess<\/span><\/em> dont le rhytme ultra-rapide ne trahit pas le romantisme. <em><span style=\"color: #800080\">Meninblack<\/span><\/em> inaugure une sorte de d\u00e9lire sur des aliens qui viendraient r\u00e9aliser les proph\u00e9ties de l&rsquo;Apocalypse (qui annoncera le concept de l&rsquo;album suivant) et <span style=\"color: #800080\"><em>Genetix<\/em><\/span> termine la rondelle sur une ronde, sous hypnose et \u00e9pique en m\u00ealant les th\u00e8mes bibliques et la recherche. Franchement novateur, carr\u00e9ment ovni, cet album ne ressemble \u00e0 rien de connu et met un moment \u00e0 sortir de la t\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">A d\u00e9faut: <strong>Black and white <\/strong>par <strong>The Stranglers<\/strong>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je l&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 dit quelque part, je voulais faire de du studio Masog, un groupe de rock en bd. Pourquoi? Parce que je ne joue pas de guitare, que je chante comme Renaud maintenant, et que le seul point commun que je puisse avoir avec Beethoven, ce sont les oreilles. 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