MARVEL BAD-ASS TOP TEN

Je suis plus Bad-Ass que toi, j’ai été élevé parmi des chats sauvages et devais combattre chaque jour pour ma nourriture.
Les amateurs du genre seront heureux d’apprendre que Marvel a publié une nouvelle version des Thunderbolts à dominante rouge comprennant Red Hulk, Elektra, Deadpool et le Punisher. Bon le Punisher n’a pas de costume rouge, mais avec un peu de peinture-ou d’hémoglobine, cest selon- ça peut s’arranger. Si tout cela n’augure pas du meilleur, on peut toutefois se retourner sur certains sommets qui ont sur amener les personnages là où ils sont aujourd’hui.

ELEKTRA THE TOP 5

 

1- THE ELEKTRA SAGA par Frank Miller et Klaus Janson

 
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Ca devrait figurer dans le Top Ten de Daredevil, tant les deux personnages sont liés. Cette saga fondatrice à plus d’un titre, fera sortir le comics de Super-héros de son ghetto en y introduisant pour la première fois influence nipponisante ( à l’époque où manga ne voulait pas forcément dire, un héros gaffeur de 10-16 ans avec des cheveux qui piquent). Entre combats d’anthologie chorégraphiés comme dans les vieux Wu-Xia-Pian ( le duel Elektra/Kirigi) et narration à la Dashiell Hammet, Miller a explosé les frontières du 9e art, et il y a indubitablement un « avant » et un « après ».

2- ELEKTRA ASSASSIN par Frank Miller et Bill Scienkiewicz


Le duo qui a accouché de Daredevil: Love and War, récidive pour une mini-série adulte hallucinée. Elektra est une guerrière ninja renégate de la Main. Cette dernière en bonne organisation clandestine, commence à orchestrer une série d’assassinats politiques et vise les plus hautes sphères du pouvoir jusquà la maison blanche elle-même. Elektra à la fois fugitive et vengeresse en quête de redemption (mais rien n’est moins sûr), entraîne à sa suite un agent cyborg du Shield, dans une folie pyrotechnique et autodestructrice. Ces espèces de Bonnie and Clyde version espionnage, viendront ils à bout du complot ourdi contre les USA? Miller raconte comme personne une histoire qui sent bon la chambre d’hotel poisseuse, les verres de whisky et les mégots de cigarettes. Scienkiewicz quant à lui, continue ses recherches graphiques entamées précédemment en mélangeant peinture, crayonnées et collages experimentaux. Lumineux. Jadis publié par Delcourt, enfin dsiponible dans la collection ICONS de Panini.

3- ELEKTRA LIVES AGAIN Par Frank Miller et Lynn Varley


Matt Murdock (Daredevil) est hanté par la disparition d’Elektra. Il commence à sombrer dans la dépression. A la dérive, il hallucine de plus en plus, il imagine se battre contre des fantômes. A moins que La Main joue avec ses nerfs en manipulant un de ses plus vieux ennemis. Mais ne se serviraient-ils pas de lui pour atteindre celle qui les a trahis ? Jamais le graphisme de Frank Miller n’a été aussi somptueux. Epaulé par sa compagne Lynn Varley dont la palette traduit l’hiver new yorkais de la plus belle des manières, l’auteur fait accomplir un drôle de deuil mystique à son héros au bord du gouffre. Elektra à la fois présente et absente, hante ce graphic novel et achève sa réputaion de personnage culte. Edité par Comics USA, Panini l’a recasé dans le ICONS ELEKTRA.
 

4- ELEKTRA ROOTS OF EVIL par Dan G Chichester et Scott Mac Daniel


Si l’héritage du personnage s’avère impossible, Dan Chichester a quand même tenté le coup en essayant de rassembler l’ensemble de ses aventures dans tout cohérent. Cette mini-série conçue pour un public un peu plus exigeant, ne démérite pas trop. Une fois de plus, La Main enchaîne les machinations. La chambre du Snakeroot cherche à tuer quatre dignitaires influents. Elektra se sait surclassée et cherche à employer tout un commando de mercenaires. Un scénario de Film D’action pour une série de scènes ninja rondement menées, les combats sont prégnants et le dessin de Scott Mac Daniel totalement inspiré. Jouissif, pour le peu qu’on ne fasse pas trop la comparaison avec les volumes précédents. Trouvable en vieux Top Bd, aux puces.

5- ELEKTRA : THE SCORPION KEY Par Brian Bendis et Chuck Austen


Brian Bendis se veut ici l’héritier de Miller, et resitue à son tour le personnage dans son sillage direct. La narration est calquée sur celle du maître dans un hommage de chaque instant. Elektra redevient mystèrieuse,silencieuse,  inaccessible et implacable. L’intrigue s’articule autour d’un artefact possédé par un dictateur du Moyen orient (sorte de Fatalis réaliste) qu’Elektra doit récuperer pour le SHIELD. Conspirations, flash tv, tout est reconstitué pour faire croire que Miller est à bord…mais non. C’est donc un cran en dessous, surtout au niveau du dessin (Chuk Austen+un logiciel) mais les dialogues et l’ambiance s’y retrouvent et ce sera la seule fois dans les versions apocryphes. Publié par Panini dans la collection 100%.
 
 

PUNISHER THE TOP 5

 

1- Punisher War Zone par Chuck Dixon et John Romita Jr


A tout seigneur, tout honneur. Chuck Dixon le spécialiste des ambiances viriles, a les coudées franches sur cette nouvelle série pour faire de Frank Castle, le personnage qu’il a toujours été: un tueur: Le punisher. Sa famille a été tuée par la mafia lors d’un règlement de compte. Depuis il tue tous les criminiels qu’il croise et le coté jouissif, c’est qu’il n’arrête jamais. Flingue, fusil, grenades, mitrailleuse, bazooka tout est bon pour notre ancien marine afin de mener à bien sa mission.Mieux vaut pas bouffer ses spaghettis bolo en terrase dans le Queens quand le bougre est dans les parages. Mais que faire pour être encore plus efficace? Il décide d’attaquer les familles du crime organisé en les infiltrant de l’interieur. Mais à ce stade, cet homme qui est si « droit dans ses bottes » ne devra-t-il pas faire des compromis ? Saura-t-il épargner les rares inncocents qu’il croise ? Et quand la famille qu’il espionne, engage un mercenaire pour l’éliminer, comment peut-il s’en sortir vivant? John Romita Jr aux crayons, donne une carrure incroyable aux protagonistes et s’éclate dans les gunfights « John Woo style« . Ballistique exponentielle, cicatrices, taches de boues et de sang sont les ingrédients de cette saga bad-ass de chez bad-ass. Pas de Vf. No comment !

2- Welcome Back, Frank ! par Garth Ennis et Steve Dillon


Le même mais avec la banane… Frank s’est éloigné de sa mission mais il revient à New York. Il a cette fois une dent contre la famille Gnucci qui règne sur les nuits de la grande pomme. Il intimide, torture, avance comme un rouleau compresseur et dessoude les frangins, les oncles, le neveux et les poissons rouges un par un. Tout va pour le mieux pour notre couteau suisse ambulant  jusqu’à ce que Ma Gnucci lance un contrat sur sa tête. Mais même là, ils devront compter sur les associés les plus incroyables que Castle ait pu rassembler autour de lui: ses Voisins! Ensemble il devront affronter Le Russe, le tueur le plus redoutable (et le plus con) de la planète. Garth Ennis n’a pas son pareil pour faire tomber un déluge de scènes outrancières. Gore improbable, blagues de mauvais goût et seconds rôles savoureux se succèdent à un rythme rigolard, mais avec un réél talent d’écriture. Steve Dillon est très à l’aise dans ce registre. Disponible en 100% Marvel et peut-être en Deluxe.

3- Circle of Blood par Steven Grant et Mike Zeck


Cet album contient la première mini-série sur le personnage de Frank Castle. C’était donc la première fois que le Punisher s’éloignait du monde coloré des super héros au profit d’un réalisme policier. Steven Grant posa donc les bases de la violence au sein des productions Marvel. Si ça peut parfois paraître gentillet au regard de la débauche de trippailles actuelle, c’est déjà bien costaud pour l’époque. L’histoire débute en milieu carcéral et se poursuit sur une chasse à l’homme classique. Le segment le plus interressant est sans doute celui qui consiste à confronter Castle à sa propre violence. Un jeune médecin cherche à venger son père, tombé sous les coups du vétéran.  Ce qui pourrait l’amener à réviser son jugement, mais peut-être est il déjà trop tard. Une écriture vintage pour un épisode digne des plus belles heures d’Un flic dans la mafia. Dispo chez Panini.

4- Punisher The End par Garth Ennis et Richard Corben


C’est la fin pour Le Punisher, les dirigeants de la planète ont finalement précipité celle-ci vers le conflit nucléaire final qui a mis fin à la vie sur terre. Les responsables sont réfugiés dans les rares bunkers pouvant les protéger des radiations. Et que croyez-vous que va faire Frank Castle qui a juré de faire payer tous les criminels ? Exactement, il va les traquer et les buter jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne à punir. Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne. Toujours Ironique et mordant, Ennis délaisse pour autant la pochade pour revenir à un climat âpre, plus désespéré à l’image des dessins de Corben, toujours aussi typés. On fait ici de la post-apocalyptique mais on revient à l’essentiel: le Punisher avance, le Punisher tue ! Dispo chez Panini.

5- Punisher vs The Marvel Universe par Garth Ennis et Doug Braithwaite


Avant de prendre les rennes de la destinée de l’homme à la tête de mort, Garth Ennis avait déjà fait un galop d’essai dur ce one-shot où la famille de Castle n’a pas été tuée par des gangs mais au beau mlieu d’un combat entre super-héros. Notre flic aux pulsions meurtrières va donc transferer sa colère sur tous les super-héros. Vous ne rêvez-pas vous venez de lire le pitch de The Boys du même Ennis. Vous parlez d’une obssession. C’e fut donc la première fois que le scénariste irlandais assouvissait ses pulsions génocidaires sur le genre « capes et slips ». Si l’écriture se fait encore jeune et sage, l’auteur se livre déjà entièrement sur l’analyse de la morale super-héroïque. Il se sert de son héros comme d’une interface pour regler ses comptes. une première jouissive qui a fait date. Pas de VF ou plutôt si paraît il dans un Omnibus qui doit être épuisé.
 
 
LISTE SUBSIDIAIRE
1-MOON KNIGHT par Warren Ellis et Declan Shavley
reprise du héros, sans concession, stylisé à outrance pour un objet de toute beauté.
 
2- GHOST RIDER ENFER ET DAMNATION par Garth Ennis et Clayton Crain.
Pour qui supporte le dessin de Crain, on a une sorte de spin-off de Preacher appliqué à Marvel avec Ghost Rider comme ange vengeur.
 
3- X-FORCE SEX AND VIOLENCE par Craig Kyle-Chris Yost et gabriele Dell’otto.
Très bel objet graphique à la violence graphique également, Fun à défaut d’être culte
 
4- FURY par Garth Ennis et Darick Robertson
Tout ce qu’écrit Garth Ennis est Bad Ass. alors une histoire de vétérant de guerre…
 
5- THE THUNDERBOLTS par Warren Ellis et Mike Deodato Jr
Un peu Les douze salopards façon Marvel…


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Commentaires

4 réponses à “MARVEL BAD-ASS TOP TEN”

  1. Avatar de Mr J
    Mr J

    Il me semble que le Punisher VS le MARVEL universe ai était éditer en Francais dans l’Omnibus PUNISHER MAX sorti chez Panini ceci étant une exclusivité a cette édition et jamais sorti auparavant.

    1. Avatar de Eddy

      oui, Merci de l’info, j’ai cru voir ça sur le site de néault mais je n’ai pas retrouvé sa trace sur internet. Du coup je me suis abstenu.
      En tout cas bienvenu.

  2. Avatar de Mr J
    Mr J

    Il me semble que le Punisher VS le MARVEL universe ai était éditer en Francais dans l’Omnibus PUNISHER MAX sorti chez Panini ceci étant une exclusivité a cette édition et jamais sorti auparavant.

    1. Avatar de Eddy

      oui, Merci de l’info, j’ai cru voir ça sur le site de néault mais je n’ai pas retrouvé sa trace sur internet. Du coup je me suis abstenu.
      En tout cas bienvenu.

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